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De la ressource minérale à la valeur industrielle

Livre blanc 07 · Environnement et société

Construire de manière responsable à Kribi : une usine sidérurgique peut respecter les normes internationales à quatre conditions

Évaluation précoce, mesures sur toutes les saisons, dialogue sincère avec les communautés et normes internationales dès la conception.

Édition
10 octobre 2026
Chapitres
16
Mots
45 285
Lecture
3,3 h
Équivalent imprimé
env. 129 p.
Figures
25

Dérivé Établi à partir de l’édition française du manuscrit, à la date de génération du site ; équivalent imprimé = mots ÷ 350.

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Synthèse

Ce que montre l’étude

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La gestion environnementale et sociale du complexe de Cameroon Steel à Mboro : une évaluation précoce, des états initiaux mesurés sur plusieurs saisons, un engagement intègre, notamment avec les communautés bagyeli, et des Normes de performance de la SFI appliquées dès la conception.

10µg/m³
PM2,5 de fond modélisées à Kribi, soit le double de la valeur guide annuelle de l’OMS (2021), fixée à 5 µg/m³
12km
Distance approximative entre la zone d’implantation indicative et le parc national marin, arrondie au kilomètre
2 850mm
Valeur de planification de la pluviométrie annuelle à Kribi (moyenne de la station : 2 836 mm) ; aucun mois n’est véritablement sec
5,8%
Prévalence du VIH chez les adultes de la Région du Sud, la plus élevée du Cameroun (2018)
<5mg/Nm³
Objectif de conception pour les poussières à la cheminée de l’aciérie, niveau MTD de l’Union européenne

Source : livre blanc 07, synthèse ; les repères entre crochets renvoient à la liste des sources en annexe.

Conclusions principales

  1. Le cadre est sensible, mais le site sidérurgique est en retrait de ses atouts les plus précieux. La zone d’implantation se trouve sur le plateau côtier, à environ 3 à 4 km à l’intérieur des terres par rapport au front portuaire. Le parc national marin commence à environ 12 km, les chutes de la Lobé se trouvent à environ 18 km et le Parc national de Campo-Ma’an à environ 29 km. Les villages et les petits cours d’eau sont plus proches : le ruisseau cartographié le plus proche se trouve à environ 2 à 3 km et le village le plus proche, Boussibelika, à environ 3 à 4 km (chapitre 1 et annexe D, tableau D.1).
  2. Le droit camerounais exige déjà une évaluation détaillée et publique. La sidérurgie relève d’une EIES détaillée au titre de l’arrêté de 2016, avec des consultations pendant l’étude, des audiences publiques, un examen interministériel et un certificat préalable à tous travaux. Une autorisation distincte d’établissement classé impose une étude de dangers et un plan d’urgence. Les délais administratifs totalisent quatre à cinq mois, mais les états initiaux saisonniers portent le calendrier réaliste à 12 à 18 mois (chapitre 2).
  3. Le droit national ne fixe aucune valeur limite chiffrée d’émission ni de qualité de l’air ambiant pour la sidérurgie ; les valeurs internationales doivent combler ce vide. Pour chaque paramètre, Cameroon Steel appliquera la plus stricte des exigences nationales et internationales et demandera qu’elle soit inscrite dans ses autorisations (chapitres 2 et 3).
  4. La phase 1 se situe au seuil climatique des Principes de l’Équateur. Les émissions indicatives des périmètres 1 et 2 s’élèvent à environ 97 000 tCO₂e par an en phase 1 et à environ 328 000 tCO₂e à pleine capacité. Nous réaliserons l’évaluation complète des risques climatiques et des variantes et publierons nos émissions dès la première année (chapitre 3).
  5. Le bassin atmosphérique dépasse déjà la valeur guide de l’OMS pour les particules fines. Les PM2,5 de fond modélisées atteignent environ 10 µg/m³, soit le double de la valeur guide, principalement du fait des poussières de l’harmattan et des fumées régionales. L’usine doit donc y ajouter le moins possible. Nos objectifs : poussières de l’aciérie inférieures à 5 mg/Nm³, dioxines inférieures à 0,1 ng I-TEQ/Nm³ et contribution du projet, dans tout village, inférieure au quart de la valeur guide de l’OMS (chapitre 4).
  6. À Kribi, la conception hydraulique est affaire de pluie, et non d’approvisionnement. La demande prévue en eau douce est d’environ 2 m³ par tonne, soit moins de 1 % de l’étiage de la Lobé, même à pleine capacité. Le défi tient à environ 2 850 mm de pluie par an et à une pluie journalière centennale de 264 mm. Nos objectifs : aucun rejet d’eaux de procédé en fonctionnement normal et aucun prélèvement direct ou indirect dans la Lobé sans étude spécifique (chapitre 5).
  7. Les quatre cinquièmes des résidus peuvent devenir des produits ; les poussières dangereuses exigent d’abord une filière sûre. À pleine capacité, les résidus représentent environ 185 000 t par an, principalement du laitier utilisable comme granulat après essais. Les poussières de FAE, environ 16 000 t par an, sont dangereuses. Aucune première coulée n’aura lieu sans un exutoire conforme et contractualisé (chapitre 6).
  8. Un habitat critique est peu probable sur le site, mais présent dans le paysage. Les principaux risques tiennent à ce qu’un projet induit (afflux de population, chasse, trafic, pression sur le littoral) plutôt qu’à son emprise. Nous nous engageons à des inventaires sur deux saisons, à l’absence de perte nette d’habitat naturel et à une contribution à la conservation conçue avec les communautés (chapitre 7).
  9. L’acceptabilité sociale dépend d’un engagement intègre. Le foncier porte une histoire qui remonte à la déclaration d’utilité publique de 2009. La prévalence du VIH dans la Région du Sud est la plus élevée du Cameroun. Des communautés bagyeli vivent dans le département. Nous nous engageons à une revue des antécédents fonciers, à un examen préliminaire précoce relatif aux peuples autochtones, au consentement libre, informé et préalable (CLIP) lorsqu’il est requis et à un mécanisme de gestion des plaintes ouvert avant tout travail de terrain (chapitre 8).
  10. L’expérience de Kribi montre que le calendrier et la transparence déterminent les résultats. Les questions foncières ont survécu à la construction du port. Le littoral s’est transformé après la construction de la digue, et une compensation sous forme de parc a été conçue sans les populations qui utilisaient ces terres. Le principal enseignement est la nécessité d’une approche partagée des effets cumulatifs, fondée sur des données publiées (chapitre 9).

Sommaire

12 chapitres, 4 annexes

Chaque chapitre s’ouvre sur sa conclusion. Les annexes donnent la méthode, le glossaire et la liste des sources.

  1. SynthèseSynthèse12 min · 1 fig.
  2. Chapitre 1Le cadre de Kribi : un littoral sensible, dont le site sidérurgique se tient à distance14 min · 3 fig.
  3. Chapitre 2Le cadre réglementaire : le droit camerounais exige déjà une évaluation détaillée et publique12 min · 1 fig.
  4. Chapitre 3Les normes internationales comblent les lacunes du droit national : nous les appliquons dès la conception15 min · 2 fig.
  5. Chapitre 4Qualité de l’air : le bassin atmosphérique dépasse déjà la valeur guide de l’OMS pour les particules fines, l’usine doit donc y ajouter le moins possible14 min · 3 fig.
  6. Chapitre 5Eau : à Kribi, le défi de conception tient à la pluie, et non à l’approvisionnement, et l’objectif est l’absence de rejet d’eaux de procédé13 min · 3 fig.
  7. Chapitre 6Déchets et coproduits : la plupart des résidus peuvent devenir des produits, mais les poussières dangereuses exigent une filière sûre avant la mise en service12 min · 3 fig.
  8. Chapitre 7Biodiversité : un habitat critique est peu probable sur le site mais présent dans le paysage, le plan d’action s’étend donc au-delà de l’enceinte13 min · 2 fig.
  9. Chapitre 8Populations et communautés : l’acceptabilité sociale du projet dépend d’un engagement intègre, avant tout avec les Bagyeli17 min · 3 fig.
  10. Chapitre 9Les enseignements du port de Kribi et d’autres projets d’industrie lourde : les difficultés tenaient le plus souvent au calendrier, et la transparence a le plus souvent aidé13 min · 1 fig.
  11. Chapitre 10Les engagements et leur mesure : des objectifs vérifiables par d’autres12 min · 2 fig.
  12. Chapitre 11Lacunes de connaissance : ce que l’on ne sait pas encore, et comment on l’établira8 min · 1 fig.

Annexes

  1. Annexe AMéthodes, hypothèses et conventions8 min
  2. Annexe BGlossaire et abréviations5 min
  3. Annexe CSources13 min
  4. Annexe DTableaux de données15 min

Citer ce livre blanc

CS-WP-07

Cameroon Steel (2026). Construire de manière responsable à Kribi : une usine sidérurgique peut respecter les normes internationales à quatre conditions. Livre blanc 07, CS-WP-07. https://www.cameroon-steel.com/fr/bibliotheque/responsible-kribi/

Référence
CS-WP-07
Édition
10 octobre 2026
Statut
Première édition
Diffusion
Public