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De la ressource minérale à la valeur industrielle

Procédé

De la ferraille et du fer au rond à béton certifié.

Le complexe de Kribi est conçu autour de la filière électrique : un four à arc fond la ferraille et le fer préréduit (DRI), un four-poche règle la nuance, une coulée continue produit des billettes, et un laminoir les transforme en rond à béton et en fil machine.

Suivre une coulée le long de la ligne

IllustratifCoupe schématique de la phase 1, pas un plan de conception. Températures typiques.

Déplacez le pointeur le long de la ligne, ou utilisez les flèches du clavier.Faites glisser la ligne, ou touchez une étape.

Étape 1 sur 8Prévu

Chargement

Ferraille triée et fer préréduit entrent dans le four par paniers ; en phase 1, le fer préréduit est importé.

Acier

≈ 30 °C

température typique

Illustratif

Cadence

≈ 60min

d’une coulée à la suivante

Hypothèse

Électricité

0kWh/t

la charge est froide : environ 1,21 t de ferraille et de fer préréduit par tonne de produit

Dérivé

Électricité cumulée

0 sur 963

kWh par tonne de produit

Dérivé
Étape 2 sur 8Prévu

Fusion au four à arc

Des électrodes en graphite font jaillir des arcs qui fondent la charge ; l’oxygène et la chaux affinent le bain et forment le laitier.

Acier

≈ 1 600 °C

température typique

Illustratif

Cadence

≈ 44min

d’arc dans une coulée de 60 minutes

Hypothèse

Électricité

450kWh/t

d’acier liquide, dans une fourchette de référence de 347 à 500

Hypothèse

Électricité cumulée

479 sur 963

kWh par tonne de produit

Dérivé
Étape 3 sur 8Prévu

Four-poche

Le métal est réchauffé, désoxydé et ajusté à la nuance visée ; chaque coulée est analysée au spectromètre.

Acier

≈ 1 600 °C

température typique

Illustratif

Cadence

≈ 20min

de chauffe par coulée, pour régler la nuance

Hypothèse

Électricité

37,5kWh/t

d’acier liquide

Hypothèse

Électricité cumulée

519 sur 963

kWh par tonne de produit

Dérivé
Étape 4 sur 8Prévu

Coulée continue

L’acier se solidifie dans des lingotières refroidies et sort en billettes de section carrée, coupées à longueur.

Acier

≈ 1 000 °C

température typique

Illustratif

Cadence

≈ 40t/h

d’acier liquide, coulé sans arrêt

Dérivé

Électricité

32,5kWh/t

d’acier liquide : coulée, oxygène, eau, air comprimé

Dérivé

Électricité cumulée

553 sur 963

kWh par tonne de produit

Dérivé
Étape 5 sur 8Prévu

Réchauffage

Les billettes sont portées à température de laminage, par induction, en profitant au mieux de la chaleur de coulée.

Acier

≈ 1 100 °C

température typique

Illustratif

Cadence

≈ 37,5t/h

de produit : la cadence du laminoir

Dérivé

Électricité

300kWh/t

de produit, par induction (150 à 400 selon la chaleur des billettes à l’entrée)

Hypothèse

Électricité cumulée

853 sur 963

kWh par tonne de produit

Dérivé
Étape 6 sur 8Prévu

Laminage

Une succession de cages réduit la section et allonge la barre ; les dernières cannelures impriment les nervures.

Acier

≈ 1 050 °C

température typique

Illustratif

Cadence

≈ 37,5t/h

de produit, 8 000 heures par an

Dérivé

Électricité

110kWh/t

de produit, dans une fourchette de référence de 70 à 140

Sourcé

Électricité cumulée

963 sur 963

kWh par tonne de produit

Dérivé
Étape 7 sur 8Prévu

Trempe et autorevenu

Une trempe à l’eau durcit la peau de la barre, que la chaleur du cœur fait ensuite revenir : résistance et ductilité.

Acier

≈ 600 °C

température typique

Illustratif

Cadence

≈ 37,5t/h

de produit : la barre traverse l’eau sans s’arrêter

Dérivé

Électricité

0kWh/t

l’eau fait le travail ; ses pompes sont comptées avec les auxiliaires

Dérivé

Électricité cumulée

963 sur 963

kWh par tonne de produit

Dérivé
Étape 8 sur 8Prévu

Refroidissement et contrôle

Sur le lit de refroidissement, puis coupe à 12 m, mise en bottes étiquetées et essais en laboratoire.

Acier

≈ 30 °C

température typique

Illustratif

Cadence

12m

de long : barres coupées, mises en bottes et étiquetées avec leur numéro de coulée

Hypothèse

Électricité

0kWh/t

la barre refroidit à l’air

Dérivé

Électricité cumulée

963 sur 963

kWh par tonne de produit

Dérivé

Le complexe de Kribi est conçu autour de la filière électrique : un four à arc fond la ferraille et le fer préréduit (DRI), un four-poche règle la nuance, une coulée continue produit des billettes, et un laminoir les transforme en rond à béton et en fil machine. Voici chaque étape, pourquoi nous l’avons choisie, et ce qu’elle demande au réseau électrique et au contrôle qualité.

30,3%

Part de la filière électrique dans l’acier brut mondial en 2025 ; 50 % de la capacité en développement

Source

worldsteel, World Steel in Figures 2026 ; Global Energy Monitor, Pedal to the Metal 2026

worldsteel.org/data/world-steel-in-figures/world-steel-in-fi

450kWh/t

Électricité du four à arc électrique par tonne d’acier liquide retenue par RC-1, dans la fourchette de référence de 347 à 500 kWh/t

Source

SFI, EHS Guidelines for Integrated Steel Mills (2007) : four électrique de 1 250 à 1 800 MJ/t (347 à 500 kWh/t) ; 450 kWh/t est l’hypothèse de planification de RC-1 dans cette fourchette

~0,58t CO₂/t

Intensité indicative en comptant l’amont du fer préréduit importé : la base la plus proche des moyennes de filière. Périmètres 1 et 2 seuls : environ 0,32 t en phase 1 (0,33 t à pleine capacité)

Source

Cameroon Steel, configuration de référence RC-1 : électricité par tonne (fourchettes de la SFI pour le four et le laminage ; hypothèses RC-1 pour le réchauffage par induction et les auxiliaires) × facteur d’émission du réseau camerounais de 226 gCO₂/kWh (Ember, 2024, année où l’hydraulique fournissait environ 72 % ; l’ARSEL rapporte environ 90 % pour 2025 : le facteur 2024, plus prudent, est retenu) ; les émissions directes et l’amont du fer préréduit importé, à 0,70 t de CO₂ par tonne de DRI (four à cuve au gaz), sont des hypothèses RC-1

~90%

Part de l’hydroélectricité dans la production d’électricité au Cameroun en 2025 selon l’ARSEL (environ 72 % en 2024 selon Ember, année du facteur de 226 gCO₂/kWh retenu par le site)

Source

ARSEL, Rapport d’activités 2025, 7 septembre 2026

arsel-cm.org/wp-content/uploads/2026/09/Rapport-ARSEL-2025.p

Pas à pas

Du minerai au rond à béton, en dix étapes.

La phase 1 commence au chargement du four. Les deux premières étapes, du minerai au fer préréduit, sont l’option de long terme qui permettrait d’utiliser le minerai camerounais.

  1. Minerai et boulettes

    Le minerai est concentré puis aggloméré en boulettes riches en fer, à faible teneur en silice.

  2. Réduction directe

    Le gaz naturel retire l’oxygène des boulettes sans les fondre : on obtient du fer préréduit.

  3. Chargement

    Ferraille triée et fer préréduit entrent dans le four par paniers ; en phase 1, le fer préréduit est importé.

  4. Fusion au four à arc

    Des électrodes en graphite font jaillir des arcs qui fondent la charge ; l’oxygène et la chaux affinent le bain et forment le laitier.

  5. Four-poche

    Le métal est réchauffé, désoxydé et ajusté à la nuance visée ; chaque coulée est analysée au spectromètre.

  6. Coulée continue

    L’acier se solidifie dans des lingotières refroidies et sort en billettes de section carrée, coupées à longueur.

  7. Réchauffage

    Les billettes sont portées à température de laminage, par induction, en profitant au mieux de la chaleur de coulée.

  8. Laminage

    Une succession de cages réduit la section et allonge la barre ; les dernières cannelures impriment les nervures.

  9. Trempe et autorevenu

    Une trempe à l’eau durcit la peau de la barre, que la chaleur du cœur fait ensuite revenir : résistance et ductilité.

  10. Refroidissement et contrôle

    Sur le lit de refroidissement, puis coupe à 12 m, mise en bottes étiquetées et essais en laboratoire.

Températures typiques de procédé, à titre illustratif ; elles varient selon la nuance et l’installation.

Le cœur du laminoir

De la billette à la barre, en six mouvements.

La séquence suit le laminoir, cage après cage : chaque carte remplace la précédente, comme chaque cage reprend la barre que la précédente lui a laissée.

Visualisation
  1. Réchauffer≈ 1 100 °C
  2. DécalaminerEau à haute pression
  3. Dégrossir≈ 1 050 °C
  4. Finir et nervurerCages alternées
  5. TremperTrempe, puis autorevenu
  6. Refroidir, couper, tracerTempérature ambiante

1/6≈ 1 100 °C

Réchauffer

La billette sort du four de réchauffage à température homogène. Enfourner des billettes encore chaudes, sorties de la coulée, économise une grande partie de l’énergie de réchauffage.

2/6Eau à haute pression

Décalaminer

Des jets d’eau sous haute pression font éclater la couche d’oxyde formée en surface. Cette calamine est collectée et recyclée.

3/6≈ 1 050 °C

Dégrossir

Les premières cages réduisent fortement la section. La barre s’allonge et accélère à chaque passage.

4/6Cages alternées

Finir et nervurer

Les cages alternent horizontales et verticales pour garder une section ronde ; les cylindres finisseurs gravés impriment les nervures transversales et longitudinales.

5/6Trempe, puis autorevenu

Tremper

Une rampe d’eau refroidit brutalement la peau de la barre ; la chaleur restée au cœur fait ensuite revenir cette couche. On obtient une peau résistante et un cœur ductile, sans ajouter d’alliages coûteux, ce qui préserve la soudabilité.

6/6Température ambiante

Refroidir, couper, tracer

La barre refroidit sur le lit, est coupée à longueur, mise en bottes et étiquetée avec son numéro de coulée, sa nuance et sa norme. Des échantillons partent au laboratoire.

Températures typiques, à titre illustratif. Séquence vidéo : visualisation.

Pourquoi la filière électrique

Le bon outil pour un marché de cette taille.

Trois filières dominent la sidérurgie mondiale. Le haut fourneau, associé au convertisseur à oxygène, exige du coke importé, des tailles de plusieurs millions de tonnes et émet le plus de CO₂. La réduction directe suivie d’un four électrique utilise du gaz naturel et un minerai très pur ; elle émet beaucoup moins. Le four électrique alimenté en ferraille émet le moins, mais dépend d’une ferraille que le Cameroun produit en quantité limitée.

Le choix de Cameroon Steel combine les deux dernières : un four électrique chargé de ferraille et, pour environ 30 %, de fer préréduit importé, qui garantit la qualité chimique de l’acier. Sur un réseau à dominante hydraulique, l’intensité indicative serait d’environ 0,58 t de CO₂ par tonne en comptant l’amont du fer préréduit importé, la base la plus proche des moyennes de filière (périmètres 1 et 2 seuls : environ 0,32 t en phase 1, 0,33 t à pleine capacité). Le jour où un concentré camerounais de qualité réduction directe existera, le même four pourra recevoir du fer issu du minerai national.

151Mt

Production mondiale de fer préréduit en 2025, dont 65 % au gaz naturel ; l’Afrique subsaharienne n’en produit presque pas

Source

Midrex Technologies, 2025 World Direct Reduction Statistics, septembre 2026

www.midrex.com/world-dri-statistics/world-dri-production-rea

2,0m³/t

Objectif d’appoint en eau en circuit fermé, contre 2,3 m³/t de consommation moyenne du secteur (2024)

Source

objectif RC-1 (fourchette de 1,5 à 3,0 m³/t) ; indicateurs de durabilité worldsteel 2025 pour la moyenne du secteur

Comparaison des filières. CO₂ : moyennes mondiales worldsteel (données 2024), en tonnes par tonne d’acier brut.
FilièreIntrants principauxCO₂, t/tTaille typiquePour Kribi
Haut fourneau et convertisseurMinerai aggloméré, charbon à coke2,34Plusieurs Mt/anInadapté : taille, coke importé, exposition carbone maximale
Réduction directe et four électriqueBoulettes de qualité réduction directe, gaz naturel, électricité1,47Modules de 0,25 à 2,5 Mt/anOption de long terme, une fois le minerai et le gaz sécurisés
Ferraille et four électriqueFerraille, électricité0,69Mini-aciéries de 0,3 à 0,5 Mt/anEn partie : la ferraille nationale est limitée
RC-1, phase 1 (Kribi)Ferraille, 30 % de fer préréduit importé, électricité du réseau≈ 0,58 *0,3 Mt/anPremier pas retenu
SourcéDérivé worldsteel, Sustainability Indicators 2025 ; Midrex, 2025 World Direct Reduction Statistics (tailles de modules) ; mini-aciéries : annonces d’entreprises 2022 à 2026. * Dérivé (RC-1), amont du fer préréduit importé compris : la base la plus proche des moyennes de filière. Périmètres 1 et 2 seuls : environ 0,32 en phase 1 (0,33 à pleine capacité), non comparable.

Configuration par phases

Ce que chaque phase installe.

Configuration de référence RC-1, indicative : l’ingénierie d’avant-projet fixera les équipements, leurs tailles et leurs fournisseurs.

InstallationPhase 1Phase 2Phase 3Option
FusionUn four à arc électrique et un four-pocheDeuxième ligne de fusionExtension de l’aciérieModule de réduction directe
CouléeCoulée continue de billettesDeuxième machine de couléeAvec l’extension—
RéchauffageInduction, enfournement à chaudFour à longerons au gazFour à longerons au gaz—
LaminageLaminoir à barres, laminoir à fil à grande vitesseLaminoir à profilés légers et moyensLaminoir à poutrelles et profilés lourds—
ProduitsRonds à béton Ø8–32, fil machine Ø5,5–12Cornières, U, platsPoutrelles H et I, profilés lourdsFer préréduit pour le four
Capacité cumulée0,3 Mt/an0,5 Mt/an1 Mt/an—
Puissance moyenne≈ 36 MW≈ 53 MW≈ 94 MW—

PrévuIndicatif Cameroon Steel, configuration de référence RC-1, 10 octobre 2026 ; puissances dérivées : fourchettes de la SFI pour le four et le laminage, hypothèses RC-1 pour le réchauffage par induction et les auxiliaires. Aucun montant d’investissement n’est publié à ce stade.

Explorateur 3D de l’usine

Le chemin de l’acier, de la ferraille à la barre

Une aciérie électrique de produits longs, comme celle que Cameroon Steel projette à Kribi, organise la matière sur un fil continu : ferraille, fusion, coulée, laminage, expédition. Choisissez une zone, ou suivez l’acier de la lumière du four jusqu’au gris des barres.

Schéma isométrique d’une aciérie électrique de produits longsVue axonométrique illustrative des onze zones de l’usine, de la ferraille à l’expédition, avec le trajet de l’acier chaud en couleur.

Visualisation illustrative, et non un plan d’exécution

Le fil de production

  1. Tout commence ici : la ferraille et les autres matières métalliques arrivent par camion, sont contrôlées, pesées puis classées par qualité. Un silo conserve le fer préréduit (DRI/HBI), qui complète la ferraille lorsqu’une nuance d’acier exige un métal plus pur. La charge du four est préparée ici, panier par panier.

  2. Le four à arc électrique fond la charge grâce à un arc jaillissant entre des électrodes en graphite et le métal : ni minerai ni coke ne sont nécessaires. L’acier liquide est versé dans une poche puis affiné au four-poche, qui ajuste sa température et sa composition avant la coulée. C’est l’étape la plus chaude de l’usine et sa plus grande consommatrice d’électricité.

  3. La poche se vide dans un répartiteur qui alimente des lingotières refroidies à l’eau : l’acier s’y solidifie d’abord en surface, puis à cœur, en une barre continue de section carrée. Cette barre est tronçonnée en billettes, le demi-produit qui alimente le laminoir. Couler en continu supprime l’étape des lingots et économise énergie et métal.

  4. Les billettes sont stockées, contrôlées et marquées pour que chaque barre puisse être rattachée à sa coulée. Avant le laminage, elles traversent un four à induction qui les porte rapidement à la température de laminage, sans flamme. Enfourner des billettes encore chaudes, à la sortie de la coulée, réduit sensiblement l’énergie nécessaire.

  5. Une succession de cages de laminage étire la billette incandescente jusqu’au diamètre voulu et imprime les nervures des barres d’armature. Une ligne produit des barres droites, l’autre du fil machine en couronnes. Un refroidissement contrôlé fixe les propriétés mécaniques, puis l’acier passe du rouge au gris acier sur le lit de refroidissement.

  6. Les barres sont mises en bottes, étiquetées et pesées, chaque lot avec son certificat de contrôle. Les camions chargent à couvert, passent le pont-bascule puis la porte d’expédition, en direction des chantiers et du port. Séparer ce trafic de celui des ferrailles rend la circulation plus fluide et plus sûre.

Services et environnement

  • Le laitier est la couche minérale qui flotte sur l’acier en fusion et en capte les impuretés. Une fois refroidi, il est concassé ; le métal qu’il contient encore est récupéré et renvoyé au four. Le granulat obtenu peut servir en travaux routiers, sous réserve des essais et des autorisations requis.

  • Les fours, la coulée et le laminoir sont refroidis par de l’eau qui circule en circuit fermé. Les bassins de décantation retiennent la calamine et les particules, les tours de refroidissement évacuent la chaleur, puis l’eau repart vers les ateliers. Faire tourner l’eau en boucle limite au strict nécessaire les prélèvements sur la ressource locale.

  • Une usine de ce type est raccordée au réseau électrique haute tension. Le poste abaisse la tension pour le four à arc, le four-poche, le laminoir et les services généraux, et protège le réseau public des variations brusques de charge de l’arc. L’origine de cette électricité détermine une large part de l’empreinte carbone de l’acier.

  • Le laboratoire analyse chaque coulée et soumet les barres à des essais de traction et de pliage, sur lesquels repose leur certification. Le centre de formation prépare opérateurs, mécaniciens et électriciens aux métiers de l’acier, à côté des bureaux et des services de santé et sécurité. L’ensemble est placé près de l’entrée principale, à l’écart des flux de camions.

  • Une ceinture plantée sépare l’usine de ses voisins. Elle atténue le bruit et les poussières, masque les installations et accueille l’écoulement des eaux pluviales. Ses essences et sa largeur relèvent de l’étude d’impact environnemental et social, non de cette illustration.

Qualité du réseau électrique

Un four à arc est la charge la plus exigeante qu’un réseau puisse porter.

Le courant d’un four à arc change d’une demi-période à l’autre, à mesure que la ferraille s’effondre dans les arcs. Il en résulte du papillotement (des fluctuations de tension visibles sur l’éclairage voisin), des harmoniques, des déséquilibres entre phases et un fort appel de puissance réactive. La puissance moyenne paraît modeste ; c’est la pointe qui dimensionne le raccordement.

Nous nous engageons à traiter ces effets à la source plutôt qu’à les exporter vers le réseau : raccordement dédié en 225 kV, compensateur statique ou STATCOM et filtres d’harmoniques dimensionnés pendant l’ingénierie d’avant-projet, études de raccordement conformes au code de réseau et aux exigences du gestionnaire de transport, et programmation des fusions en coordination avec l’exploitant du système.

~36MW

Puissance moyenne appelée en phase 1 (≈ 289 GWh/an)

Source

Cameroon Steel, configuration de référence RC-1 (édition du 10 octobre 2026) : capacités × électricité par tonne ; four à arc 450 kWh/t (fourchette SFI de 347 à 500) et laminage 110 kWh/t (fourchette SFI de 70 à 140), réchauffage par induction 300 kWh/t et auxiliaires 70 kWh/t (hypothèses RC-1) ; estimation de planification, et non valeur de conception

~55MVA

Puissance apparente maximale à demander au raccordement en phase 1 (fourchette 45 à 65 MVA) : c’est elle qui dimensionne le raccordement. La pointe moyenne sur 15 minutes est d’environ 47 MW

Source

hypothèse de planification RC-1 : transformateurs du four électrique et du four-poche, laminoirs, réchauffage par induction et auxiliaires, avec foisonnement

100 → 400MW

Capacité de la ligne 225 kV et du poste de Kribi : 100 MW au départ, 330 à 400 MW ensuite

Source

Port Autonome de Kribi, communiqués des 6 août 2025 et 19 août 2026 (visite du ministre de l’Eau et de l’Énergie)

Puissance moyenne appelée par phase et capacité du poste de Kribi, en MW

Phase 1 : 36,1 MW ; Phases 1+2 : 52,7 MW ; 1 Mt/an : 94,1 MW. Poste : 100 MW au départ, puis 330 à 400 MW. Demande au raccordement, phase 1 (≈ 55 MVA).

La moyenne de la phase 1 tient dans les 100 MW initiaux du poste ; à pleine capacité, il faudra la capacité ultérieure annoncée et un raccordement dimensionné pour les pointes.

DérivéHypothèseSourcé Moyennes : RC-1 (dérivé) ; appel maximal : hypothèse RC-1 (45 à 65 MVA) ; poste : Port Autonome de Kribi, 6 août 2025 et 19 août 2026.

Contrôle qualité

Chaque coulée analysée, chaque lot essayé, chaque botte tracée.

Ce sont des objectifs de conception, pas des résultats : ils seront vérifiés par des tiers avant les premières ventes.

Visualisation : un essai de traction sur barre d’acierVisualisation
  1. La chimie de chaque coulée

    Analyse au spectromètre au four-poche et sur l’acier coulé ; carbone équivalent maîtrisé pour garantir la soudabilité.

  2. Les essais de chaque lot

    Traction (limite d’élasticité, résistance, rapport Rm/Re, allongement Agt), pliage et dépliage, à la fréquence exigée par la norme.

  3. La géométrie et la masse

    Hauteur et espacement des nervures, masse linéique mesurés en ligne et au laboratoire.

  4. La traçabilité

    Chaque botte porte son numéro de coulée, sa nuance, sa norme et son diamètre ; certificat de réception de type 3.1 (EN 10204).

  5. Un regard indépendant

    Objectifs : système qualité ISO 9001, laboratoire accrédité ISO/IEC 17025, certification produit par un organisme tiers.