Un acier électrique, sur un réseau hydraulique, à mesurer tonne par tonne.
La filière choisie pèse plus que tout le reste dans l’empreinte carbone de l’acier. Un four électrique alimenté par un réseau à dominante hydraulique placerait le projet parmi les options les plus sobres, à condition de mesurer, de vérifier et de publier.
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Périmètre du comptage
Démonstration : changement de périmètre
t CO₂ par tonne d’acier
0,00,51,01,52,02,5
Moyenne mondiale, toutes filières1,92Sourcé
2,34 t CO₂ par tonne d’acier brut. Statut : Sourcé. Non comparé sur ce périmètre.
1,47 t CO₂ par tonne d’acier brut. Statut : Sourcé. Non comparé sur ce périmètre.
0,69 t CO₂ par tonne d’acier brut. Statut : Sourcé. Non comparé sur ce périmètre.
≈ 0,58 t CO₂ par tonne de produit fini. Statut : Dérivé. ≈ 0,32 t CO₂ par tonne de produit fini. Non comparable aux moyennes de filière, qui comptent l’amont des matières.
Les moyennes de filière quittent l’échelle : elles ne sont publiées qu’avec l’amont des matières.
moyenne mondialeSourcé
Haut fourneau et convertisseur
Le minerai de fer est réduit au coke, puis affiné au convertisseur à l’oxygène.
2,34t CO₂ par tonne d’acier brut
Moyenne worldsteel : la fabrication du fer et l’amont des matières sont comptés.
Valeur de planification du projet, sur la base la plus proche : ≈ 0,58
worldsteel publie cette moyenne avec l’amont des matières. Nos sources ne donnent aucun chiffre pour les seuls périmètres 1 et 2 : nous n’en traçons pas.
moyenne mondialeSourcé
Réduction directe et four électrique
Le minerai de fer est réduit à l’état solide, puis fondu au four à arc électrique.
1,47t CO₂ par tonne d’acier brut
Moyenne worldsteel : la fabrication du fer et l’amont des matières sont comptés.
Valeur de planification du projet, sur la base la plus proche : ≈ 0,58
worldsteel publie cette moyenne avec l’amont des matières. Nos sources ne donnent aucun chiffre pour les seuls périmètres 1 et 2 : nous n’en traçons pas.
moyenne mondialeSourcé
Ferraille et four électrique
La ferraille recyclée est fondue au four à arc électrique.
0,69t CO₂ par tonne d’acier brut
Moyenne worldsteel : la fabrication du fer et l’amont des matières sont comptés.
Valeur de planification du projet, sur la base la plus proche : ≈ 0,58
worldsteel publie cette moyenne avec l’amont des matières. Nos sources ne donnent aucun chiffre pour les seuls périmètres 1 et 2 : nous n’en traçons pas.
valeur de planification · Configuration de référence RC-1Dérivé
Cameroon Steel, phase 1
De la ferraille et du fer préréduit importé, fondus au four à arc électrique, puis laminés.
≈ 0,58≈ 0,32t CO₂ par tonne de produit fini
aPérimètre 1 four : électrodes, carbone de charge, chaux106 kgHypothèse
cAmont fer préréduit importé : 363 kg × 0,70 t CO₂/t · hors de ce périmètre254 kgHypothèse
Valeurs de planification, à remplacer par des mesures vérifiées dès l’exploitation.Non comparable aux moyennes de filière, qui comptent l’amont des matières.
226 g CO₂/kWh : facteur 2024 du réseau camerounais, conservé comme valeur de planification prudente. Ember, Our World in Data ↗
Base la plus proche, non identique. Les moyennes worldsteel sont exprimées par tonne d’acier brut et comptent aussi l’amont de certains intrants achetés, comme la chaux et l’oxygène ; la valeur du projet est exprimée par tonne de produit fini et ne les compte pas.Les périmètres 1 et 2 couvrent les émissions du site et celles de l’électricité achetée. L’amont du fer préréduit importé reste hors de ce périmètre : il est dessiné en pointillé.
Dans le monde, produire une tonne d’acier brut émet en moyenne 1,92 t de CO₂. Mais la moyenne cache des écarts considérables selon la filière : un haut fourneau alimenté au coke émet trois fois plus qu’un four électrique alimenté en ferraille.
Le four à arc électrique fond la charge métallique grâce à l’électricité. Son empreinte dépend donc surtout de deux facteurs : la nature du fer utilisé (ferraille, fer préréduit, fonte) et l’intensité carbone de l’électricité. En 2024, l’hydraulique a fourni environ 72 % de l’électricité camerounaise et le réseau émettait en moyenne 226 g de CO₂ par kWh (Ember). L’ARSEL rapporte environ 90 % d’hydraulique pour 2025 : nos calculs conservent le facteur 2024, plus prudent, tant qu’un facteur 2025 n’est pas publié.
Notre estimation indicative, établie à partir des fourchettes de la Société financière internationale pour le four et le laminage, d’hypothèses RC-1 pour le reste et de ce facteur 2024, place l’aciérie autour de 0,58 t de CO₂ par tonne en comptant les émissions amont du fer préréduit importé : c’est la base la plus proche des moyennes mondiales, qui incluent la fabrication du fer et, à la différence de notre estimation, l’amont de certains intrants achetés comme la chaux et l’oxygène. Les périmètres 1 et 2 seuls donnent environ 0,32 t en phase 1 (environ 0,33 t à pleine capacité), un chiffre qui ne se compare pas à ces moyennes. Avec un réseau plus hydraulique, la part de l’électricité baisserait encore. Ces estimations seront remplacées par des mesures vérifiées dès l’exploitation.
Sourcé Sources : worldsteel, Sustainability Indicators 2025 (données 2024) ; Ember, intensité carbone de l’électricité et production par source, 2024 (via Our World in Data) ; ARSEL, rapport d’activités 2025 ; Cameroon Steel, configuration de référence RC-1 (calcul indicatif).
2,34 · 1,47 · 0,69t CO₂/t
Intensité carbone moyenne mondiale : haut fourneau, réduction directe + four électrique, ferraille + four électrique
Part de l’hydroélectricité dans la production d’électricité au Cameroun en 2025 selon l’ARSEL (environ 72 % en 2024 selon Ember, année du facteur de 226 gCO₂/kWh retenu par le site)
Intensité indicative en comptant l’amont du fer préréduit importé : la base la plus proche des moyennes de filière. Périmètres 1 et 2 seuls : environ 0,32 t en phase 1 (0,33 t à pleine capacité)
Source
Cameroon Steel, configuration de référence RC-1 : électricité par tonne (fourchettes de la SFI pour le four et le laminage ; hypothèses RC-1 pour le réchauffage par induction et les auxiliaires) × facteur d’émission du réseau camerounais de 226 gCO₂/kWh (Ember, 2024, année où l’hydraulique fournissait environ 72 % ; l’ARSEL rapporte environ 90 % pour 2025 : le facteur 2024, plus prudent, est retenu) ; les émissions directes et l’amont du fer préréduit importé, à 0,70 t de CO₂ par tonne de DRI (four à cuve au gaz), sont des hypothèses RC-1
Visualisation
Une même série, trois lectures
Intensité, coût carbone à la frontière européenne, empreinte par phase.
Intensité carbone par filière
Haut fourneau et convertisseur (moyenne mondiale)Sourcé2,34
Réduction directe et four électrique (moyenne mondiale)Sourcé1,47
Ferraille et four électrique (moyenne mondiale)Sourcé0,69
Cameroon Steel, phase 1, avec l’amont du fer préréduit importé (base la plus proche)Dérivé0,58
Cameroon Steel, phase 1, périmètres 1 et 2 seulement : hors amont, non comparableDérivé0,32
t CO₂ par tonne d’acier
Périmètre 1
Périmètre 2 (électricité)
Amont : fer préréduit importé
Bases différentes : moyennes worldsteel par tonne d’acier brut, fabrication du fer comprise (indicateurs 2025, données 2024) ; Cameroon Steel par tonne de produit fini, estimation RC-1 pour la phase 1 avec le facteur d’émission du réseau 2024 (226 g CO₂/kWh). La valeur avec l’amont (0,58) est la base la plus proche des moyennes de filière, qui comptent en outre l’amont de certains intrants achetés (chaux, oxygène) que RC-1 laisse de côté ; les périmètres 1 et 2 seuls donnent environ 0,32 en phase 1 et 0,33 à pleine capacité.
Voir les données en tableau
Intensité carbone par filière (t CO₂ par tonne d’acier)
Haut fourneau et convertisseur (moyenne mondiale)
2,34
Sourcé
Réduction directe et four électrique (moyenne mondiale)
1,47
Sourcé
Ferraille et four électrique (moyenne mondiale)
0,69
Sourcé
Cameroon Steel, phase 1, avec l’amont du fer préréduit importé (base la plus proche)
0,58
Dérivé
Cameroon Steel, phase 1, périmètres 1 et 2 seulement : hors amont, non comparable
0,32
Dérivé
Bases différentes : moyennes worldsteel par tonne d’acier brut, fabrication du fer comprise (indicateurs 2025, données 2024) ; Cameroon Steel par tonne de produit fini, estimation RC-1 pour la phase 1 avec le facteur d’émission du réseau 2024 (226 g CO₂/kWh). La valeur avec l’amont (0,58) est la base la plus proche des moyennes de filière, qui comptent en outre l’amont de certains intrants achetés (chaux, oxygène) que RC-1 laisse de côté ; les périmètres 1 et 2 seuls donnent environ 0,32 en phase 1 et 0,33 à pleine capacité.
Exposition au MACF de l’UE par phase, au prix du 3e trimestre 2026 (€ par tonne exportée vers l’UE (émissions directes et précurseurs))
Phase 1 (0,3 Mt)
30
Illustratif
Phases 1 et 2 (0,5 Mt)
32
Illustratif
Pleine capacité (1 Mt)
34
Illustratif
Illustratif : pour l’acier, le MACF couvre les émissions directes et celles des précurseurs (dont le fer préréduit importé), pas l’électricité achetée (règlement (UE) 2023/956). Intensité RC-1 × 82,32 €/t CO₂, avant déduction des allocations gratuites de l’UE et de tout prix du carbone déjà payé.
Empreinte annuelle indicative de Cameroon Steel par phase (milliers de t CO₂ par an)
Phase 1 (0,3 Mt)
173
Dérivé
Phases 1 et 2 (0,5 Mt)
290
Dérivé
Pleine capacité (1 Mt)
582
Dérivé
Calcul RC-1 : périmètre 1 (combustion, électrodes, chaux), périmètre 2 (électricité, facteur d’émission du réseau 2024 de 226 g/kWh), amont du fer préréduit importé.
Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières
Une faible empreinte carbone, une fois mesurée, devient un avantage commercial.
Depuis le 1er janvier 2026, l’Union européenne applique le régime définitif de son mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) aux importations d’acier, de fer préréduit, de billettes et de ronds à béton. Les certificats ne seront mis en vente qu’à partir du 1er février 2027 ; pour les importations de 2026, l’obligation est valorisée à la moyenne trimestrielle du prix du carbone européen : 82,32 € par tonne de CO₂ au troisième trimestre 2026.
Les marchés prioritaires de Cameroon Steel sont le Cameroun et l’Afrique centrale, que le MACF ne concerne pas. Mais la mesure vérifiée de l’empreinte de chaque tonne devient un critère que les financeurs et les acheteurs exigent partout. Nous la préparons dès la conception.
Sourcé Sources : règlement (UE) 2023/956 ; Commission européenne (DG TAXUD), régime définitif du MACF et prix des certificats MACF, prix du troisième trimestre 2026 publié le 5 octobre 2026.
Visualisation
Environnement
L’air, l’eau, les sous-produits : nos objectifs de conception.
Ce sont des objectifs de conception : l’étude d’impact en fixera les valeurs, et leur respect sera mesuré et publié.
Objectif
Air
Les fumées du four électrique seront captées et filtrées par des filtres à manches, sous surveillance en continu, dans les limites des Directives EHS de la SFI pour la sidérurgie. En première phase, le réchauffage des billettes par induction éviterait toute combustion de gaz.
Objectif
Eau
Sont prévus des circuits de refroidissement fermés, la récupération des eaux de pluie (environ 2 800 mm par an à Kribi), le traitement des rejets et des bassins de rétention dimensionnés pour la pluie centennale.
Objectif
Laitier et sous-produits
Après maturation et essais de lixiviation, le laitier d’aciérie électrique pourrait servir de granulat routier ; les poussières de four, classées dangereuses, seraient confiées à des filières agréées.
Objectif
Biodiversité
Des inventaires seront menés en toutes saisons ; une ceinture verte paysagère est prévue, et la hiérarchie éviter, réduire, compenser sera appliquée.
Sourcé Sources : pluviométrie de Kribi, 2 836 mm par an en moyenne et pluie journalière centennale de 264 mm (J.-C. Olivry, Monographie du Nyong et des fleuves côtiers, ORSTOM, 1979) ; SFI, EHS Guidelines for Integrated Steel Mills (2007).
Visualisation
Visualisation
Le cadre
Une étude d’impact détaillée avant tout démarrage.
Le projet est soumis à une étude d’impact environnemental et social détaillée selon la loi-cadre n° 96/12 du 5 août 1996 et le décret n° 2013/0171/PM du 14 février 2013, avec audiences publiques. Elle s’appuiera sur une année complète de mesures sur site et sera alignée sur les Normes de performance de la SFI et les Principes de l’Équateur. Au-delà de 100 000 t de CO₂ par an, ces principes exigent une évaluation des risques climatiques et une publication annuelle des émissions : nous nous y engageons.
Sources : loi n° 96/12 du 5 août 1996 ; décret n° 2013/0171/PM du 14 février 2013 ; Equator Principles Association, The Equator Principles EP4 (juillet 2020).