Livre blanc 07 · Chapitre 1 · Édition française
Le cadre de Kribi : un littoral sensible, dont le site sidérurgique se tient à distance
Le complexe sidérurgique est prévu sur le plateau côtier de la Zone industrialo-portuaire de Kribi, à environ 3 à 4 km à l’intérieur des terres par rapport au front portuaire, dans une mosaïque de champs et de forêts traversée de petits cours d’eau et entourée de villages de pêcheurs et d’agriculteurs. Les atouts naturels et culturels les plus précieux de la région sont plus éloignés : le Parc national marin de Manyange na Elombo-Campo commence à environ 12 km au sud-ouest, les chutes de la Lobé se trouvent à environ 18 km au nord et le Parc national de Campo-Ma’an à environ 29 km à l’est. Ils ne sont pas sur le site, mais l’air, l’eau, le trafic et les populations les y relient. L’évaluation doit donc couvrir l’ensemble du paysage, et pas seulement l’enceinte de l’usine, et elle doit partir de données locales mesurées plutôt que de moyennes régionales.
Dans ce chapitre (7)
- 1.1 Un plateau côtier au sein d’une zone industrialo-portuaire déclarée
- 1.2 Un climat équatorial sans véritable mois sec
- 1.3 Rivières, ruisseaux et eaux souterraines
- 1.4 Un littoral déjà remodelé par le port
- 1.5 Des aires protégées et un paysage culturel
- 1.6 Forêts, champs et villages de pêcheurs
- 1.7 Ce que le cadre implique pour la conception
1.1 Un plateau côtier au sein d’une zone industrialo-portuaire déclarée
Cameroon Steel développe son complexe sidérurgique à Mboro, dans la Zone industrialo-portuaire de Kribi, département de l’Océan, Région du Sud. Le Premier ministre, représentant le Chef de l’État, en a posé la première pierre le 30 décembre 2024 [X01]. La capacité nominale est de 1 Mt/an, à réaliser par phases [X02]. La première phase comprend une aciérie équipée d’un four à arc électrique (FAE) dont les billettes alimentent des laminoirs de rond à béton et de fil machine ou sont vendues aux relamineurs existants [X03]. Le site se trouve dans un secteur que l’État réserve à l’industrie lourde depuis plus de quinze ans. Un arrêté ministériel du 6 février 2009 a déclaré d’utilité publique le port en eau profonde. Le port et son arrière-pays industriel ont ensuite été aménagés sur des terres situées à Mboro, Lolabé et Grand Batanga [H03]. Un décret présidentiel du 23 juin 2023 a fixé le domaine public portuaire à environ 15 000 ha, au sein d’un complexe industrialo-portuaire plus vaste d’environ 26 000 ha [K05][K06].
Le 26 février 2026, le Port Autonome de Kribi (PAK) et ses partenaires ont lancé la société Kribi Port Industrial Zone S.A. (KPIZ). Elle a pour mandat de concevoir, financer, aménager et exploiter une zone industrielle intégrée d’environ 4 000 ha sur 15 ans, pour un investissement total de 795 millions d’euros [K02][K03]. La KPIZ inscrit « la sidérurgie liée aux exportations minérales » parmi ses filières de développement [K02]. La Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne et la Société financière internationale (SFI) sont citées comme partenaires financiers de la zone [K03][K04]. Il en découle deux conséquences pour une usine sidérurgique. D’abord, la vocation industrielle des terres résulte déjà d’une décision publique : la question est donc de bien construire, et non d’industrialiser ou non un site vierge. Ensuite, les bailleurs de la zone appliquent les mêmes normes internationales que celles examinées au chapitre 3, et ils attendront des occupants qu’ils les respectent.
Le plateau domine nettement la mer. Les modèles numériques de surface issus de satellites donnent des altitudes d’environ 50 à 120 m sur l’ensemble du secteur. Ces modèles intégrant la canopée, le niveau réel du sol est probablement inférieur de 20 à 30 m dans les cellules boisées ; nous estimons l’altitude du sol à environ 40 à 100 m au-dessus du niveau de la mer (valeur arrondie, à confirmer par levé) [E17]. Le relief est celui d’un plateau latéritique ondulé, entaillé de petits vallons qui s’écoulent vers l’ouest jusqu’à la mer près du port et vers l’est vers les affluents de la Lobé. Un levé topographique de résolution submétrique figure parmi les premières études nécessaires (chapitre 11), car les axes de drainage et les terrassements déterminent où iraient les eaux pluviales et tout déversement accidentel.

Source : contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), extrait Overpass de base du 24 juillet 2026 [E11] ; Natural Earth admin-0 [E12] ; décret n° 2021/4804/PM [B01] ; décret n° 2000/004/PM [B02] ; Liste indicative de l’UNESCO [B04]. Analyse de Cameroon Steel.
1.2 Un climat équatorial sans véritable mois sec
Kribi est l’un des lieux les plus arrosés du littoral camerounais en dehors de la zone du mont Cameroun. La série homogénéisée de la station de Kribi pour 1937 à 1976 donne une pluviométrie annuelle moyenne de 2 836 mm, avec un intervalle de confiance à 95 % pour la moyenne de 2 719 à 2 953 mm [E01]. Les normales climatiques publiées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) pour Kribi, fournies par le service météorologique national, indiquent environ 2 900 mm par an pour la période 1981 à 2010 [E09]. Une série modélisée ERA5 pour 1991 à 2020 donne 2 836 mm, les années individuelles variant d’environ 2 200 à 3 400 mm [E04]. Nous retenons donc environ 2 800 à 2 900 mm par an. Nous signalons aussi deux chiffres largement diffusés qu’il convient de ne pas utiliser. Le premier, d’environ 3 000 mm, correspond en réalité à une série de Douala. Le second, d’environ 1 450 mm, est d’une faiblesse invraisemblable [E01].
Le régime pluviométrique comporte quatre saisons, atténuées par l’océan. La figure 1.2 présente les moyennes mensuelles. La période de décembre à février constitue la principale saison « sèche », mais chaque mois y reçoit encore environ 90 à 120 mm. Les premières pluies durent de mars à juin. Une courte et faible accalmie relative intervient en juillet. La grande saison des pluies, en septembre et octobre, apporte environ 500 mm par mois [E01]. Les maximales journalières moyennes sont d’environ 28 à 31,5 °C et les minimales moyennes d’environ 22 à 24 °C [E09]. L’humidité relative atteint 92 à 96 % la nuit [E01]. Ces chiffres comptent pour quatre raisons :
- les réseaux d’eaux pluviales doivent fonctionner tous les mois de l’année ;
- les stocks à l’air libre généreront du ruissellement en toute saison ;
- le stress thermique est un enjeu de santé au travail toute l’année ;
- les inventaires écologiques doivent être programmés en fonction de l’accessibilité pendant les mois les plus pluvieux.
Source : J.-C. Olivry, Monographie du Nyong et des fleuves côtiers, ORSTOM, 1979 [E01]. Les moyennes mensuelles publiées totalisent environ 2 920 mm ; la moyenne annuelle homogénéisée est de 2 836 mm.
Les vents dominants viennent de la mer. L’autorité portuaire décrit le vent prédominant comme de secteur sud à sud-ouest [E07]. Une série modélisée ERA5 pour 2011 à 2020 donne une vitesse moyenne du vent de 2,3 m/s. Le secteur sud-ouest représente 44,7 % des heures et le secteur sud 27,2 % [E04]. Le jour, la brise de mer domine. La nuit apparaît une composante de brise de terre de secteur sud à sud-est. Les lignes de grains peuvent provoquer de brèves et violentes rafales d’environ 20 m/s, que les stations enregistrent rarement [E01][E02]. Le chapitre 4 explique pourquoi ce régime est globalement favorable aux villages côtiers le jour, mais appelle de la vigilance la nuit.
1.3 Rivières, ruisseaux et eaux souterraines
Deux fleuves côtiers encadrent le secteur. La Lobé draine environ 2 300 km² et rejoint la mer par les chutes de la Lobé. Son débit moyen est de 102 m³/s, son débit d’étiage médian de 8,35 m³/s (minimum enregistré : 3,5 m³/s) et sa crue centennale estimée de 565 m³/s [E01]. La Kienké, qui se jette dans la mer à Kribi, a un débit moyen de 49,2 m³/s et un débit d’étiage décennal de saison sèche de 4,68 m³/s [E01]. Le tronçon cartographié le plus proche du lit principal de la Lobé se trouve à environ 4 à 5 km à l’est de la zone d’implantation indicative du site sidérurgique ; d’autres tronçons cartographiés du cours principal se situent jusqu’à environ 7 km [E11].
Les masses d’eau qui comptent le plus pour l’usine sont bien plus petites. Le cours d’eau cartographié le plus proche est le ruisseau Boussibelika, à environ 2 à 3 km à l’ouest, qui se jette dans la mer près du port [E11]. De petits ruisseaux sans nom et des zones humides saisonnières drainent probablement le plateau lui-même, mais les cartes publiques en omettent la plupart. Il n’existe aucune donnée de débit ou de qualité pour aucun de ces cours d’eau. Ce sont les milieux récepteurs probables des eaux pluviales traitées : nous considérons donc leur inventaire comme une tâche du chemin critique (chapitre 5).
Les eaux souterraines sont tout aussi mal documentées. Les sols sont des sols ferrallitiques jaunes (latéritiques) profonds et fortement acides, avec un manteau d’altération pouvant dépasser 15 m d’épaisseur sur les gneiss du complexe du Nyong [E01][E02]. Des aquifères sont attendus dans la couche altérée et dans la roche fracturée. La centrale à gaz de Kribi, voisine, s’alimente par forages [E15]. Nous n’avons trouvé aucune donnée publiée sur la profondeur de la nappe, le rendement ou la qualité des eaux dans la zone du site. La vulnérabilité de l’aquifère aux déversements, et sa valeur pour les villages qui utilisent des puits, ne pourront être établies que par des forages et une surveillance.
1.4 Un littoral déjà remodelé par le port
Le trait de côte au sud de Kribi a fortement évolué depuis la construction du port. Une étude à comité de lecture fondée sur des images satellitaires et des cartes a constaté un engraissement net d’environ 0,4 m par an entre 1973 et 2000. Elle a ensuite constaté un recul moyen de 0,9 m par an entre 2000 et 2015, puis d’environ 2 m par an entre 2015 et 2020 [E02]. Les vitesses locales sont bien plus élevées. L’étude fait état d’un recul d’environ 32 m par an aux chutes de la Lobé entre 2015 et 2020, et de 45 à 70 m par an près de Lolabé entre 2013 et 2017. En amont de la digue du port, au sens de la dérive littorale, la plage s’est engraissée de plus de 15 m par an, l’ouvrage piégeant le sable transporté par la dérive littorale orientée vers le nord [E02]. Une évaluation de 2025 classe 68,3 % des 31,5 km du littoral de Kribi comme fortement vulnérables et relie cette situation au piégeage des sédiments par la digue [E03]. Des spécialistes des tortues signalent par endroits un recul d’environ 15 m à Ebodjé, à l’intérieur du parc marin [B05].
Source : Fendoung, Tchindjang et Hubert-Ferrari, Land 11:1557, 2022 [E02] ; Perabi et al., 2025 [E03].
L’élévation du niveau de la mer accentuera cette pression. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) projette une élévation moyenne mondiale probable d’ici 2100, par rapport à 1995 à 2014, de 0,44 à 0,76 m dans un scénario d’émissions intermédiaires (SSP2-4.5). Dans un scénario d’émissions très élevées (SSP5-8.5), l’élévation probable est de 0,63 à 1,01 m. Une élévation d’environ 2 m d’ici 2100 ne peut être exclue en tant qu’issue de faible probabilité [E08]. Aucune projection propre à Kribi n’a encore été obtenue.
Pour le complexe sidérurgique, c’est une question d’implantation. L’aciérie, les laminoirs et les parcs de stockage se situent sur le plateau, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la mer, et ne sont pas exposés à la submersion marine. Tout ouvrage côtier le serait en revanche. Cela vaut pour un poste à quai dédié, une prise d’eau de mer, un émissaire ou l’atterrage d’un convoyeur. Un tel ouvrage nécessiterait sa propre analyse de l’évolution du trait de côte et sa propre marge pour l’élévation du niveau de la mer. Notre planification actuelle suppose que les matières premières et les produits transitent par les terminaux existants et prévus du port plutôt que par une jetée dédiée. Dans cette hypothèse, le complexe sidérurgique n’ajoute aucun nouvel ouvrage côtier. Nous le confirmerons dans la description du projet déposée avec les termes de référence.
1.5 Des aires protégées et un paysage culturel
Quatre aires protégées ou internationalement reconnues se trouvent dans un rayon d’environ 60 km (tableau 1.1). Aucune n’est située sur le site ni à son contact. Leurs distances sont approximatives, et toutes les distances aux récepteurs citées dans ce livre blanc proviennent d’un tableau de référence unique (annexe D, tableau D.1). Nous les avons mesurées à partir de géodonnées publiques (OpenStreetMap et points de délimitation publiés dans les décrets de création) depuis le centre d’une zone indicative généralisée, et non depuis une limite levée par un géomètre, et les arrondissons au kilomètre.
Tableau 1.1 Aires protégées et internationalement reconnues autour de la Zone industrialo-portuaire de Kribi
| Aire | Fondement juridique | Superficie | Distance et orientation approximatives | Principales valeurs |
|---|---|---|---|---|
| Parc national marin de Manyange na Elombo-Campo | Décret n° 2021/4804/PM, juillet 2021 [B01] | 110 300 ha, plus une zone tampon de 3 400 ha | Environ 12 km, sud-ouest (limite nord) | Plages de ponte de tortues à Ebodjé, cétacés, mangroves de l’estuaire du Ntem ; englobe dix villages |
| Chutes de la Lobé | Liste indicative de l’UNESCO, réf. 6330, 2018 [B04] | Paysage culturel | Environ 18 km, nord | Rivière se jetant directement dans la mer ; site sacré pour les Batanga, les Mabi et les Bagyeli |
| Parc national de Campo-Ma’an | Décret n° 2000/004/PM, 6 janvier 2000 [B02] | 264 064 ha | Environ 29 km, est | Gorille des plaines de l’Ouest et éléphant de forêt (tous deux en danger critique), chimpanzé d’Afrique centrale (en danger) ; 302 espèces d’oiseaux recensées [B08][B10][B11] |
| Parc national de Douala-Edéa | Décret de 2018 transformant l’ancienne réserve de faune [B03] | 262 935 ha | Environ 55 km, nord-nord-ouest | Mangroves, forêt de basse altitude, lamantin d’Afrique, tortues marines |
Source : décrets de création et inscription à l’UNESCO, tels que cités ; distances dérivées par Cameroon Steel d’OpenStreetMap (interrogé le 10 octobre 2026) et des points de délimitation du décret [E11][B01]. La presse cite une distance de 22,9 km entre le port et la limite du parc marin [B05] ; les points de délimitation du décret font foi.
Le parc marin est la plus récente et la plus proche de ces aires. Il a été créé en 2021 et sa direction a été nommée en 2023 [E13]. Sa zone tampon comprend une bande de 300 m en mer, une bande terrestre au-dessus de la laisse des hautes eaux, le lac Pitché et l’embouchure du Ntem [B01]. Le parc englobe dix villages. Parmi eux figure Ebodjé, une communauté d’environ 3 000 personnes, dont environ 80 % vivent de la pêche [B05]. Un suivi local et un programme de protection des tortues soutenu par le port y ont documenté la ponte de tortues olivâtres et de tortues luths [B06][B07].
Les chutes de la Lobé sont à la fois un élément naturel et un lieu culturel. La fiche de la Liste indicative de l’UNESCO décrit un paysage culturel où la rivière tombe en cascades directement dans la mer. Le site est associé aux croyances et aux rites des peuples batanga, mabi et bagyeli [B04]. Les chutes se trouvent en aval de tout rejet dans le bassin de la Lobé. C’est l’une des raisons de notre règle de conception selon laquelle aucune eau de procédé ne sera rejetée dans ce bassin sans étude spécifique (chapitre 5).
1.6 Forêts, champs et villages de pêcheurs
Le plateau côtier entre Kribi et Lolabé appartient à la ceinture de forêt équatoriale côtière atlantique de Basse-Guinée [B08]. C’est aujourd’hui une mosaïque de forêt secondaire, de jachères de manioc, de plantain et de macabo, de petites parcelles de cacao et de palmier à huile, et de forêt plus ancienne le long des vallons. La végétation réelle de la zone du site sidérurgique n’a pas encore été cartographiée. Les cartes publiques du bâti ne montrent aucune construction dans un rayon d’environ 1 km autour de la zone indicative, mais ces cartes sont manifestement incomplètes [E11]. Une carte d’occupation du sol vérifiée sur le terrain et un recensement des éventuels utilisateurs des terres figurent donc parmi les premières tâches de l’évaluation.
Les localités cartographiées les plus proches sont Boussibelika, à environ 3 à 4 km à l’ouest-nord-ouest, Mbodé, à environ 4 à 5 km au nord-ouest, et Mboro, à environ 4 à 5 km à l’ouest. Lolabé se trouve à environ 6 à 7 km au sud-ouest et les villages d’Eboundja plus au nord, le long de la côte [E11]. La population est diverse :
- familles batanga vivant de la pêche côtière et de l’agriculture ;
- lignages mabi ;
- communautés bagyeli (également appelées Bakola) de chasseurs-cueilleurs, reconnues comme peuples autochtones au sens des normes internationales ;
- migrants venus d’autres régions du Cameroun, attirés par le port et la zone [B04][H05][E13].
Le chapitre 8 expose ce que l’on sait de ces populations, et ce que l’on ignore.
Le paysage évolue aussi rapidement pour des raisons étrangères à la sidérurgie. Selon l’autorité portuaire, le trafic du port est passé de 7 Mt en 2018 à 12,7 Mt en 2025 [K08]. Un article de presse de 2024 estimait la population de Kribi à environ 90 000 habitants, avec des projections de 300 000 en 2040 [E13]. D’autres projets sont prévus ou en cours sur la même bande côtière. Ils comprennent un terminal minéralier, de nouvelles voies ferrées, une cimenterie, des carrières et une mine de fer sur la Lobé (chapitre 9). Toute évaluation honnête d’une usine sidérurgique dans ce secteur doit distinguer sa propre contribution de ces pressions cumulatives, et doit contribuer à leur gestion.
1.7 Ce que le cadre implique pour la conception
- Évaluer le paysage, et non l’enceinte de l’usine. Les récepteurs qui comptent le plus (le parc marin, les chutes de la Lobé, Campo-Ma’an, les villages côtiers) sont atteints par l’air, l’eau, le trafic et les populations : la zone d’influence s’étend donc bien au-delà du site.
- Concevoir pour l’eau, tous les mois. Avec environ 2 850 mm de pluie par an et aucun mois sec, ce sont les eaux pluviales, et non l’approvisionnement en eau, qui constituent le principal déterminant hydrologique de la conception.
- Rester à l’écart de la côte. Maintenir toutes les unités de production sur le plateau et utiliser les terminaux du port évite d’aggraver la situation d’un littoral déjà en recul.
- Protéger d’abord les petits cours d’eau. Les ruisseaux non cartographiés du plateau sont les milieux récepteurs les plus probables, et ceux que l’on connaît le moins.
- Mesurer avant de modéliser. Il n’existe aucune donnée mesurée sur l’air, le bruit, l’eau ou l’écologie de la zone du site ; chacune doit être collectée sur plusieurs saisons avant toute prévision des impacts.
Ces cinq points traversent l’ensemble du document. Le chapitre 2 présente la procédure nationale qui les traduit en conditions d’autorisation. Le chapitre 3 expose les normes internationales qui les traduisent en exigences des bailleurs.
Sources citées dans ce chapitre
Les repères entre crochets renvoient à ces sources ; la liste complète figure en annexe. Liste complète des sources
- X01Kribi : le Premier ministre, chef du gouvernement est là (pose de la première pierre du complexe sidérurgique de Kribi). Cameroon Tribune, 30 dévers 2024.cameroon-tribune.cm/article.html/68499/fr.html/details_2
- X02Industrialisation : la voie royale de l’émergence (capacité de 1 Mt/an). Cameroon Tribune, 2 janv. 2025.cameroon-tribune.cm/article.html/68558/fr.html/details_2
- X03Configuration de référence RC-1 de Cameroon Steel (estimation de planification) : capacités prévues, phases, calendrier indicatif et estimations fondées sur des valeurs de référence, édition du 10 octobre 2026. Cameroon Steel, 10 oct. 2026.Cité par titre et date
- H03Le port de Kribi : force ou menace pour la proposition d’inscription des chutes de la Lobé sur la liste du patrimoine mondial (mémoire universitaire). Memoire Online, 2021.memoireonline.com/12/21/12599/m_Le-port-de-Kribi-Force-ou-menace-pour-…
- K05Le PAK tient enfin son titre foncier (décret présidentiel du 23 juin 2023 relatif au domaine portuaire). Port Autonome de Kribi, 26 juin 2023.Cité par titre et date
- K06Présentation du Port Autonome de Kribi (brochure). Port Autonome de Kribi, oct. 2018.Cité par titre et date
- K02Zone industrialo-portuaire de Kribi (KPIZ) : jusqu’à +8 points de croissance et 150 000 emplois attendus sur 15 ans. Investir au Cameroun, 4 mars 2026.investiraucameroun.com/gestion-publique/0403-23163-zone-industrialo-po…
- K03Cameroon launches $860m Kribi industrial zone to process raw materials locally; PAK, AGL, Arise IIP and Belmont launch €795m Kribi Port Industrial Zone. Agence Ecofin ; Business in Cameroon, 27 févr. 2026.ecofinagency.com/news/2702-53326-cameroon-launches-860m-kribi-industri…
- K04Cameroon: African Development Bank Group supports development of integrated industrial zone at the Port of Kribi. Banque africaine de développement (via AllAfrica), 2 mars 2026.allafrica.com/stories/202603100682.html
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- K08Port de Kribi : la performance au service de la Nation (tribune du directeur général du port). Port Autonome de Kribi, 21 avr. 2026.Cité par titre et date
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Cameroon Steel (2026). Construire de manière responsable à Kribi : une usine sidérurgique peut respecter les normes internationales à quatre conditions. Livre blanc 07, chapitre 1 : Le cadre de Kribi : un littoral sensible, dont le site sidérurgique se tient à distance. CS-WP-07. https://www.cameroon-steel.com/fr/bibliotheque/responsible-kribi/kribi-setting/
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