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De la ressource minérale à la valeur industrielle

Livre blanc 07 · Chapitre 5 · Édition française

Eau : à Kribi, le défi de conception tient à la pluie, et non à l’approvisionnement, et l’objectif est l’absence de rejet d’eaux de procédé

Kribi reçoit environ 2 850 mm de pluie par an, et une pluie centennale peut déverser 264 mm en une seule journée. Ce sont donc les eaux pluviales, et non l’approvisionnement en eau, qui constituent le principal déterminant hydrologique de la conception. La demande en eau de procédé est modeste. Nos estimations de planification sont d’environ 0,6 million de m³ par an pour la phase 1 et d’environ 2 millions de m³ à pleine capacité, dans l’hypothèse d’un refroidissement en circuit fermé consommant environ 2 m³ par tonne. Même le chiffre à pleine capacité représente moins de 1 % du débit d’étiage médian de la Lobé. Les véritables risques sont ailleurs : le ruissellement contaminé des parcs de stockage et des aires à laitier, et les eaux huileuses de la coulée et du laminage, susceptibles d’atteindre de petits cours d’eau jamais inventoriés. Nos objectifs sont un refroidissement en circuit fermé, l’absence de rejet d’eaux de procédé en fonctionnement normal et le seul rejet d’eaux pluviales traitées. Chaque point de rejet fera l’objet d’une surveillance en continu, dont le public pourra consulter les résultats.

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13 min
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2 877 mots
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3
Édition du
10 octobre 2026
Dans ce chapitre (6)
  1. 5.1 L’usage de l’eau dans une usine de produits longs à FAE
  2. 5.2 Quels volumes, et quelles ressources
  3. 5.3 Les eaux pluviales, déterminant principal de la conception
  4. 5.4 Les effluents et les valeurs limites que nous respecterons
  5. 5.5 Le rejet zéro : une ambition que nous mettrons à l’épreuve, et non un slogan
  6. 5.6 Protéger les milieux récepteurs

5.1 L’usage de l’eau dans une usine de produits longs à FAE

Dans une usine à four à arc électrique (FAE), l’eau sert principalement au refroidissement, et la plus grande partie peut être recirculée. On distingue deux types de circuits :

  • Les circuits de refroidissement indirect évacuent la chaleur des panneaux et de la voûte refroidis à l’eau du four, du four-poche, des transformateurs, des compresseurs et de l’unité de production d’oxygène. L’eau n’entre jamais en contact avec le produit, reste propre et est recirculée par des tours de refroidissement ou des aéroréfrigérants fermés.
  • Les circuits de contact direct projettent de l’eau sur la billette chaude dans la coulée continue et sur la barre dans le laminoir. Cette eau se charge de calamine (écailles d’oxyde de fer) et de traces d’huile de lubrification. Elle doit passer par des fosses à calamine, un déshuilage et une filtration avant de retourner dans le circuit.

Les pertes proviennent de l’évaporation dans les tours de refroidissement, de la purge de déconcentration, qui débarrasse le circuit des sels dissous, et de l’eau utilisée pour refroidir le laitier et abattre les poussières. L’eau douce ne sert qu’à compenser ces pertes.

Les valeurs de référence montrent le degré d’efficacité atteignable. Les Directives EHS de la SFI indiquent environ 3 m³ par tonne pour le FAE et de 1 à 15 m³ par tonne pour le laminage, selon le taux de recirculation [G03]. Les moyennes 2024 de worldsteel, toutes filières et toutes usines membres confondues, s’établissaient à un prélèvement d’eau douce de 8,5 m³ par tonne d’acier et à une consommation de 2,3 m³ par tonne [T01]. Les aciéries à FAE bien exploitées font mieux. L’usine malaisienne de rond à béton à FAE examinée par la SFI en 2026 recycle environ 8 000 m³ d’eau par jour pour 2 000 m³ d’appoint, avec une capacité d’élaboration de 600 000 t d’acier par an [T08]. Sur une base de 365 jours, cela représente environ 1,2 m³ d’eau douce par tonne.

Références d'intensité en eau douce et cible d'appoint prévue.
DérivéFigure 5.1. Références d’intensité en eau douce et cible d’appoint prévue. La cible de conception d’environ 2 m³ par tonne (fourchette de 1,5 à 3,0) représente environ le quart du prélèvement moyen du secteur.

Source : worldsteel, Sustainability Indicators 2025 [T01] ; Directives EHS de la SFI pour les aciéries intégrées, tableau 3 [G03] ; SFI, ESRS 51259, janvier 2026 (dérivé sur 365 jours) [T08] ; base de planification de Cameroon Steel [X03].

Notre base de planification retient environ 2,0 m³ d’appoint en eau douce par tonne de produit fini, dans une fourchette de 1,5 à 3,0 m³ par tonne [X03]. Il s’agit d’une hypothèse que la conception affinera, et non d’une valeur mesurée. Elle se situe entre la consommation moyenne du secteur et les meilleures performances des FAE (figure 5.1). L’évaluation présentera en détail le bilan hydrique de conception. Nous considérerons toute révision à la hausse comme un point à expliquer publiquement.

5.2 Quels volumes, et quelles ressources

Le tableau 5.1 convertit la base de planification en volumes annuels et journaliers pour chaque phase. Il les compare aux débits d’étiage des deux fleuves côtiers. Cette comparaison ne vise qu’à donner un ordre de grandeur. Nous ne prévoyons pas de prélever dans la Lobé, pour les raisons exposées ci-après.

Tableau 5.1 Demande indicative en eau douce par phase, comparée aux débits d’étiage des fleuves

Phase Produits finis (prévus) Appoint en eau douce Appoint journalier moyen Part du débit d’étiage médian de la Lobé Part du débit d’étiage décennal de la Kienké
Phase 1 0,3 Mt/an Environ 0,6 million de m³ par an Environ 1 600 m³ par jour Environ 0,2 % Environ 0,4 %
Phases 1 et 2 0,5 Mt/an Environ 1,0 million de m³ par an Environ 2 700 m³ par jour Environ 0,4 % Environ 0,7 %
Capacité nominale 1,0 Mt/an Environ 2,0 millions de m³ par an Environ 5 500 m³ par jour Environ 0,8 % Environ 1,4 %

Source : modèle de planification de Cameroon Steel (2,0 m³ par tonne, 365 jours) [X03] ; débit d’étiage médian de la Lobé de 8,35 m³/s et débit d’étiage décennal de la Kienké de 4,68 m³/s [E01]. Valeurs dérivées, arrondies.

Trois sources d’approvisionnement sont disponibles ; nous les classerons dans l’ordre suivant.

D’abord, le réseau de la zone. L’autorité portuaire construit une prise d’eau et une station de traitement dédiées à la plateforme portuaire, dont la production est prévue pour début 2027 [K12]. Un approvisionnement par la zone maintient les prélèvements sous une autorisation unique et gérée, et évite une prise d’eau distincte sur un cours d’eau sensible. Les informations publiques n’indiquent pas où cette prise d’eau puise sa ressource [K12]. Si elle puise dans la Lobé, un engagement limité à notre propre prise d’eau ne serait tenu que sur le papier ; notre engagement couvre donc aussi les prélèvements indirects : aucun prélèvement direct ou indirect dans la Lobé sans étude spécifique. L’origine de la ressource de la prise d’eau de la zone figure parmi les lacunes de connaissance (chapitre 11).

Ensuite, les eaux de pluie. À Kribi, chaque hectare de toiture reçoit environ 28 500 m³ de pluie en année moyenne (2,85 m multipliés par 10 000 m²). Les grandes halles d’une aciérie et de laminoirs peuvent donc fournir une part significative de l’eau d’appoint, à condition d’être collectées et stockées. Comme il n’existe aucun mois véritablement sec (chapitre 1), les besoins de stockage sont modérés. Nous dimensionnerons la récupération des eaux de pluie lors de la conception et en publierons la contribution.

Enfin, les eaux souterraines, mais seulement après étude. Des forages alimentent la centrale à gaz de Kribi [E15] : les aquifères locaux peuvent donc fournir de l’eau. On ne sait toutefois rien de leur profondeur, de leur rendement ou de leur qualité près du site, ni du nombre de puits villageois qui en dépendent. Au titre de la loi sur l’eau, les prélèvements industriels sont soumis à autorisation préalable après une enquête publique de 30 jours [L07]. Nous ne forerons aucun puits de production tant qu’une étude hydrogéologique n’aura pas établi les débits exploitables sans risque et les modalités de protection des puits des communautés.

Nous excluons tout prélèvement direct dans la Lobé, ainsi que tout prélèvement indirect par un tiers fournisseur, sauf si une étude spécifique démontre qu’il est sans dommage. Le fleuve rejoint la mer par les chutes de la Lobé, paysage culturel inscrit sur la Liste indicative du Cameroun auprès de l’UNESCO [B04]. Son estuaire est un habitat candidat pour le lamantin d’Afrique (chapitre 7). Les volumes sont faibles, mais le poids symbolique et écologique du fleuve ne l’est pas. Un approvisionnement par le réseau de la zone ou par les eaux de pluie évite entièrement la question.

5.3 Les eaux pluviales, déterminant principal de la conception

À Kribi, la pluie est abondante, fréquente et intense. Les cumuls annuels sont d’environ 2 800 à 2 900 mm. La pluie journalière de période de retour de deux ans est de 144 mm. Elle est de 193 mm pour une période de retour de dix ans, de 243 mm pour cinquante ans et de 264 mm pour cent ans. La journée la plus pluvieuse observée à la station de Kribi en 33 années d’enregistrement a apporté 205,3 mm [E01]. Les réanalyses sous-estiment fortement ces extrêmes : ERA5 donne pour le même secteur un maximum annuel moyen de seulement 76 mm par jour [E04]. Le drainage doit donc être dimensionné à partir des statistiques de la station, et non des modèles.

Pluie journalière selon la période de retour à la station de Kribi.
SourcéFigure 5.2. Pluie journalière selon la période de retour à la station de Kribi. Source : Olivry, ORSTOM 1979, ajustement de Pearson III sur 33 années [E01].

Les intensités de courte durée constituent la pièce manquante. Les gouttières, canalisations et caniveaux doivent faire face à l’heure de pointe, et pas seulement au cumul journalier : la conception du drainage requiert donc des courbes intensité-durée-fréquence. Nous n’en avons trouvé aucune publiée pour Kribi. Nous obtiendrons les données pluviographiques du service météorologique national et installerons un pluviomètre à augets basculeurs sur le site dès le début de l’évaluation (chapitre 11).

Le plateau constitue un avantage. À environ 40 à 100 m au-dessus du niveau de la mer (valeur arrondie, à confirmer par levé ; chapitre 1), les plateformes ne sont exposées à aucun risque d’inondation fluviale ou marine. Les risques sont locaux :

  • les crues éclair en fond de vallon ;
  • le ravinement des sols latéritiques mis à nu pendant les terrassements ;
  • le ruissellement qui se charge en poussières, en huiles ou en métaux sur les surfaces industrielles.

Notre conception du drainage obéit à quatre principes.

  1. Séparer les eaux propres des eaux souillées. La pluie tombée sur les toitures et les espaces paysagers est propre et peut être récupérée ou rejetée. La pluie tombée sur les parcs de stockage, les aires à laitier, les ateliers et les dépôts de carburant est potentiellement contaminée et doit être collectée séparément.
  2. Capter le premier flot. Le début d’une averse lessive l’essentiel des polluants des surfaces revêtues. Les eaux de drainage des zones contaminées transiteront par des bassins de rétention dimensionnés pour les capter et les traiter. Ces bassins seront équipés de séparateurs d’hydrocarbures, d’une décantation et, si nécessaire, d’une correction du pH.
  3. Dimensionner pour la pluie centennale. Les bassins de rétention et le réseau de drainage principal seront dimensionnés pour l’événement centennal. Les surverses seront conçues de sorte que, si elles devaient un jour être sollicitées, elles rejettent des eaux décantées et non du ruissellement brut.
  4. Maîtriser l’érosion avant le défrichement. Les sols latéritiques s’érodent rapidement une fois leur couverture enlevée. Des bassins de sédimentation et des barrières à sédiments seront réalisés avant le défrichement. Les terrassements seront phasés de manière à limiter les surfaces nues, en particulier avant le pic de septembre et octobre.

5.4 Les effluents et les valeurs limites que nous respecterons

En fonctionnement normal, l’usine produira trois types d’effluents liquides :

  • les purges des circuits de refroidissement ;
  • les eaux traitées issues des fosses à calamine et des filtres des circuits de contact direct ;
  • les eaux usées sanitaires des cantines et des sanitaires.

Notre objectif est de réutiliser les deux premiers dans l’usine, pour le refroidissement du laitier, l’abattage des poussières et l’appoint des circuits moins exigeants. Si cet objectif est atteint, les eaux de procédé ne quitteraient le site que dans des circonstances exceptionnelles. Les eaux usées sanitaires seront traitées dans une station compacte ou, lorsqu’elle sera disponible, dans la station d’épuration de la zone. L’autorité portuaire a lancé un appel d’offres pour l’aménagement de terrains viabilisés à Mboro comprenant le traitement des eaux usées [K13].

Lorsque de l’eau est rejetée, le droit camerounais soumet à autorisation préalable les effluents contenant des métaux et impose un échantillonnage mensuel par un laboratoire agréé [L05]. Les Directives EHS de la SFI fixent les valeurs du tableau 5.2 pour les rejets directs dans les eaux de surface [G03]. Nous respecterons les valeurs de la SFI à chaque point de rejet, ou les valeurs nationales si l’une d’elles est plus stricte.

Tableau 5.2 Valeurs guides de rejet direct et objectifs de Cameroon Steel (paramètres choisis)

Paramètre Valeur EHS de la SFI (aciéries intégrées) Objectif de Cameroon Steel (prévu)
pH 6 à 9 6 à 9, mesure en continu
Matières en suspension totales 35 mg/L 35 mg/L ; plus bas si le cours d’eau récepteur est sensible
Huiles et graisses 10 mg/L 10 mg/L
Demande chimique en oxygène 250 mg/L 250 mg/L ou moins
Zinc 2 mg/L 2 mg/L
Plomb 0,2 mg/L 0,2 mg/L
Cadmium 0,01 mg/L 0,01 mg/L
Chrome total / hexavalent 0,5 / 0,1 mg/L 0,5 / 0,1 mg/L
Nickel 0,5 mg/L 0,5 mg/L
Fer 5 mg/L 5 mg/L
Mercure 0,01 mg/L 0,01 mg/L
Élévation de température Inférieure à 3 °C en limite de la zone de mélange Inférieure à 3 °C
Rejet d’eaux de procédé en fonctionnement normal Non précisé Aucun (réutilisation dans l’usine)

Source : Directives EHS de la SFI pour les aciéries intégrées, tableau 2 [G03] ; décret n° 2011/2585/PM [L05] ; objectifs de Cameroon Steel (prévus).

Image générée d'un clarificateur circulaire dans une station de traitement des eaux industrielles ; il ne s'agit pas d'une photographie d'un projet, d'un lieu ou d'une personne.
IllustratifVue d’illustration. Image générée d’un clarificateur circulaire dans une station de traitement des eaux industrielles ; il ne s’agit pas d’une photographie d’un projet, d’un lieu ou d’une personne.

5.5 Le rejet zéro : une ambition que nous mettrons à l’épreuve, et non un slogan

Le « rejet liquide zéro » est souvent promis et moins souvent tenu. Au sens strict, il signifie qu’aucune eau de procédé ne quitte le site et que tous les sels dissous sont récupérés sous forme solide, généralement par évaporation. Cela consomme de l’énergie, qui proviendrait à Kribi en grande partie du réseau. Nous considérerons donc le rejet zéro comme une ambition à atteindre par étapes plutôt que comme un argument d’affichage.

  • Étape 1 (objectif de conception dès la phase 1) : aucun rejet d’eaux de procédé en fonctionnement normal. Les purges de refroidissement et les eaux traitées des circuits de contact direct sont réutilisées dans l’usine. Seules les eaux pluviales traitées et les eaux usées sanitaires traitées sont rejetées.
  • Étape 2 (à évaluer dans l’étude d’impact) : récupération des sels des purges par traitement membranaire et évaporation, afin de supprimer même les rejets exceptionnels d’eaux de procédé. Nous publierons le coût énergétique et carbone de cette étape en regard de son bénéfice.
  • Ce que le rejet zéro ne peut pas signifier : les eaux pluviales. Sous un climat qui reçoit environ 2 850 mm de pluie par an, la pluie propre doit quitter le site, et le ruissellement traité des zones industrielles doit être rejeté après stockage. L’objectif porte alors sur la qualité, et non sur un volume nul.

5.6 Protéger les milieux récepteurs

Le point le plus faible des connaissances actuelles est le milieu récepteur. Les petits cours d’eau qui drainent le plateau ne disposent d’aucune donnée de débit ni de qualité. Il en va de même pour le ruisseau Boussibelika, qui rejoint la mer près du port, et pour les affluents de la Lobé à l’est [E11]. Certains de ces cours d’eau côtiers pourraient abriter des poissons d’eau douce à aire de répartition restreinte (chapitre 7). Nous traiterons donc leur protection comme une donnée d’entrée de la conception :

  • Inventorier avant de figer la conception. Nous jaugerons et échantillonnerons six à huit points lors de quatre campagnes sur douze mois, couvrant les deux saisons des pluies et les deux saisons plus sèches. Le programme couvre la physico-chimie, les métaux, les hydrocarbures, la microbiologie et les sédiments, et nous inventorierons les poissons et les invertébrés (chapitre 11).
  • Bandes tampons. Nous maintiendrons des bandes tampons végétalisées d’au moins 30 m le long des cours d’eau et autour des zones humides, plus larges lorsque les inventaires le justifient.
  • Aucun rejet dans le bassin de la Lobé sans étude. Tout point de rejet sera implanté et conçu sur la base des inventaires des cours d’eau. Aucune eau traitée ne sera rejetée dans le bassin versant de la Lobé sans qu’une étude spécifique ait démontré son innocuité.
  • Veille sur les eaux souterraines. Au moins quatre piézomètres de surveillance, échantillonnés chaque trimestre, détecteront toute fuite provenant des stockages, des bassins ou des aires à laitier.
  • Surveillance en continu des points de rejet. Chaque point de rejet sera équipé d’une mesure en continu du pH, de la température et du débit, complétée par une analyse mensuelle en laboratoire. Des prélèvements en amont et en aval, ainsi qu’un suivi biologique des invertébrés et des poissons, montreront si le cours d’eau lui-même évolue.
Nos engagements en matière d’eau

Une cible d’environ 2 m³ d’eau douce par tonne, dont il sera rendu compte chaque année. Un approvisionnement d’abord par le réseau de la zone et les eaux de pluie, par les eaux souterraines seulement après étude, sans prélèvement direct ou indirect dans la Lobé sans étude spécifique. Des réseaux de drainage séparés pour les eaux propres et contaminées, avec une rétention dimensionnée pour la pluie centennale. Aucun rejet d’eaux de procédé en fonctionnement normal. Les valeurs de rejet de la SFI à chaque point de rejet. Une surveillance publiée de chaque cours d’eau récepteur, en amont et en aval.

Sources citées dans ce chapitre

Les repères entre crochets renvoient à ces sources ; la liste complète figure en annexe. Liste complète des sources

  1. G03Environmental, Health, and Safety Guidelines for Integrated Steel Mills. SFI / Groupe de la Banque mondiale, 30 avr. 2007.ifc.org/content/dam/ifc/doc/2000/2007-integrated-steel-mills-ehs-guide…
  2. T01Sustainability Indicators Report 2025 (données 2024). World Steel Association (worldsteel), nov. 2025 (mis à jour en févr. 2026).worldsteel.org/wider-sustainability/sustainability-indicators/
  3. T08Environmental and Social Review Summary 51259, Esteel Loan (usine sidérurgique à FAE et de rond à béton, Malaisie). Société financière internationale (SFI), 6 janv. 2026.disclosures.ifc.org/project-detail/ESRS/51259/esteel-loan
  4. X03Configuration de référence RC-1 de Cameroon Steel (estimation de planification) : capacités prévues, phases, calendrier indicatif et estimations fondées sur des valeurs de référence, édition du 10 octobre 2026. Cameroon Steel, 10 oct. 2026.Cité par titre et date
  5. E01Monographie du Nyong et des fleuves côtiers, tome 1 (J.-C. Olivry). ORSTOM (aujourd’hui IRD), juil. 1979.horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers11-03/01948.p…
  6. K12Énergie et infrastructures : un nouvel élan pour la compétitivité du Port de Kribi. Port Autonome de Kribi, 19 août 2026.Cité par titre et date
  7. E15Environmental and Social Review Summary 25978, Kribi (centrale électrique à gaz). Société financière internationale (SFI), 2010.disclosures.ifc.org/project-detail/ESRS/25978/kribi
  8. L07Loi n° 98/005 portant régime de l’eau ; Décrets n° 2001/164/PM et 2001/165/PM. Présidence ; Premier ministre (copies FAOLEX), 14 avr. 1998  ; 8 mai 2001.faolex.fao.org/docs/pdf/cmr33974.pdf
  9. B04Le paysage culturel des chutes de la Lobé (Liste indicative, réf. 6330). Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, 2018.whc.unesco.org/fr/listesindicatives/6330/
  10. E04ERA5 hourly reanalysis (précipitations, vent, température), consultée au moyen de l’API historique d’Open-Meteo. CEPMMT ; Open-Meteo.open-meteo.com/en/docs/historical-weather-api
  11. K13Le port de Kribi engage 3,5 milliards FCFA pour préparer l’arrivée de nouveaux industriels. Ecomatin, 11 mai 2026.ecomatin.net/cameroun-le-port-de-kribi-engage-35-milliards-fcfa-pour-p…
  12. L05Décrets n° 2011/2582/PM (atmosphère), 2011/2583/PM (bruits et odeurs), 2011/2584/PM (sols) et 2011/2585/PM (rejets). Premier ministre (copies FAOLEX), 23 août 2011.faolex.fao.org/docs/pdf/cmr195746.pdf
  13. E11Données OpenStreetMap, extrait de l’API Overpass pour le secteur de Kribi (trait de côte, cours d’eau, routes, localités, occupation du sol, aires protégées). Contributeurs d’OpenStreetMap (ODbL), Base du 24 juil. 2026  ; interrogé le 10 oct. 2026.openstreetmap.org

Citer ce chapitre

Cameroon Steel (2026). Construire de manière responsable à Kribi : une usine sidérurgique peut respecter les normes internationales à quatre conditions. Livre blanc 07, chapitre 5 : Eau : à Kribi, le défi de conception tient à la pluie, et non à l’approvisionnement, et l’objectif est l’absence de rejet d’eaux de procédé. CS-WP-07. https://www.cameroon-steel.com/fr/bibliotheque/responsible-kribi/water/