Contact

De la ressource minérale à la valeur industrielle

Livre blanc 04 · Chapitre 7 · Édition française

La demande pourrait atteindre 0,7 à 1,2 Mt en 2040, et le déficit en unités de fer se creuse dans tous les scénarios

La consommation apparente d’acier du Cameroun, d’environ 450 kt en 2025, atteint entre 685 kt et 1 230 kt en 2040 dans les trois scénarios présentés ici, avec un scénario central d’environ 920 kt [S01][S18]. Les scénarios combinent la projection démographique de la Banque mondiale avec trois trajectoires de consommation d’acier par habitant : quasi stable (scénario bas), rejoignant la moyenne actuelle du reste de l’Afrique hors Égypte et Afrique du Sud (scénario central), et rejoignant la moyenne actuelle de l’Afrique dans son ensemble (scénario haut) [S02]. Ce sont des scénarios et non des prévisions : ils décrivent ce que serait le marché sous des hypothèses explicites, et ils sont volontairement simples pour que chaque étape puisse être vérifiée. Deux résultats valent pour les trois. La demande de profilés et de produits plats croît plus vite que celle de rond à béton, qui reste, même dans le scénario haut, inférieure aux capacités de rond à béton déjà installées. Et l’écart entre les unités de fer dont les usines nationales ont besoin et la ferraille que génère le pays se creuse, d’environ 170 kt aujourd’hui à une fourchette de 225 à 520 kt/an en 2040.

Lecture
13 min
Longueur
3 021 mots
Figures
3
Édition du
10 octobre 2026
Dans ce chapitre (8)
  1. 7.1 Pourquoi des scénarios plutôt qu’une prévision
  2. 7.2 Méthode : population multipliée par la consommation d’acier par habitant
  3. 7.3 Résultats : 685 kt, 920 kt ou 1 230 kt en 2040
  4. 7.4 Composition par produit : les profilés et les produits plats croissent le plus vite
  5. 7.5 Le déficit en unités de fer se creuse dans tous les scénarios
  6. 7.6 Contrôles de cohérence avec d’autres indicateurs
  7. 7.7 L’enveloppe régionale
  8. 7.8 Ce qui pourrait relever ou abaisser le résultat

7.1 Pourquoi des scénarios plutôt qu’une prévision

Une prévision ponctuelle de la demande camerounaise d’acier à l’horizon 2040 prétendrait à une précision que les données ne permettent pas. Il n’existe aucune série officielle de consommation apparente d’acier à partir de laquelle estimer des tendances ou des élasticités ; le point de départ de 450 kt est une estimation professionnelle [S01]. La base démographique est en cours de révision après le décompte provisoire du recensement, 22,7 millions d’habitants, environ 24 % de moins que les estimations utilisées par les institutions internationales [S15]. Les données commerciales par produit s’arrêtent en 2023 [S05]. L’investissement public, qui porte une large part de la construction, dépend d’une situation budgétaire que le FMI juge exposée à un risque élevé de surendettement [S36].

Les scénarios traitent ces incertitudes avec honnêteté. Chacun est défini par une seule hypothèse transparente, la croissance de la consommation d’acier par habitant, appliquée à une projection démographique publiée. L’écart entre les scénarios bas et haut est volontairement large : il couvre des situations allant de la stagnation budgétaire à un effort soutenu d’infrastructures. La méthode, les hypothèses et les fourchettes sont exposées en détail à l’annexe A.

7.2 Méthode : population multipliée par la consommation d’acier par habitant

La demande de chaque année est égale à la population projetée par la Banque mondiale multipliée par la consommation d’acier par habitant [S18]. La consommation par habitant part de 15,06 kg en 2025, soit l’estimation professionnelle de 450 kt divisée par 29,88 millions d’habitants [S01][S14]. Elle croît ensuite à un taux annuel constant :

  • Scénario bas : 0,5 % par an. La consommation d’acier par habitant bouge à peine et atteint 16,2 kg en 2040. La demande totale ne croît qu’avec la population, d’environ 2,8 % par an. Cela correspond à une contrainte budgétaire prolongée, à une construction privée lente et à l’absence de changement d’échelle des infrastructures.
  • Scénario central : 2,5 % par an. La consommation par habitant atteint 21,8 kg en 2040, proche de la moyenne 2025 du reste de l’Afrique, 22,5 kg [S02]. La demande totale croît d’environ 4,9 % par an, un peu plus vite que la valeur ajoutée du BTP ces dernières années (4,3 % en 2024 et en 2025) et à un rythme proche des prévisions à court terme de worldsteel pour l’Afrique (3,8 % en 2026 et 4,6 % en 2027) [S16][S39].
  • Scénario haut : 4,5 % par an. La consommation par habitant atteint 29,1 kg en 2040, la moyenne actuelle de l’Afrique dans son ensemble, 29,2 kg [S02]. La demande totale croît d’environ 6,9 % par an. Cela suppose un programme soutenu d’infrastructures et de logement et une base industrielle privée en expansion ; ce rythme reste très inférieur à celui auquel l’Inde a accru sa consommation par habitant, de 45 % en quatre ans entre 2021 et 2025 [S02].

Les trois trajectoires sont ancrées sur des références observées plutôt que sur une élasticité supposée au PIB, car les données nécessaires pour estimer une telle élasticité n’existent pas pour le Cameroun. L’élasticité implicite de la demande d’acier à la croissance du BTP dans le scénario central est légèrement supérieure à un (4,9 % contre 4,3 %), ce qui est typique des économies à un stade précoce d’urbanisation, mais c’est un résultat du scénario et non une donnée d’entrée.

7.3 Résultats : 685 kt, 920 kt ou 1 230 kt en 2040

La consommation apparente d'acier du Cameroun passe d'environ 450 kt en 2025 à 685 kt (bas), 921 kt (central) ou 1 230 kt (haut) en 2040.
IllustratifFigure 7.1. La consommation apparente d’acier du Cameroun passe d’environ 450 kt en 2025 à 685 kt (bas), 921 kt (central) ou 1 230 kt (haut) en 2040. La consommation d’acier par habitant atteint 16,2 kg, 21,8 kg ou 29,1 kg, face à des références 2025 de 22,5 kg pour le reste de l’Afrique et de 29,2 kg pour l’Afrique dans son ensemble.

Source : scénarios de Cameroon Steel ; population selon les projections de la Banque mondiale [S18] ; point de départ selon l’estimation professionnelle [S01] ; références selon worldsteel [S02]. Scénarios illustratifs, et non prévisions.

Tableau 7.1 illustratifRésultats des scénarios pour le Cameroun et le reste de la CEMAC, 2025 à 2040

Indicateur 2025 2030 2035 2040 Croissance annuelle, 2025 à 2040
Population, Cameroun (millions) 29,9 33,8 37,9 42,2 2,3 %
Consommation apparente d’acier, bas (kt) 450 522 600 685 2,8 %
Consommation apparente d’acier, central (kt) 450 576 731 921 4,9 %
Consommation apparente d’acier, haut (kt) 450 634 886 1 230 6,9 %
Consommation par habitant, bas / central / haut (kg) 15,1 15,4 / 17,0 / 18,8 15,8 / 19,3 / 23,4 16,2 / 21,8 / 29,1 0,5 % / 2,5 % / 4,5 %
Rond à béton, central (kt) 180 225 278 341 4,4 %
Profilés et constructions, central (kt) 50 68 90 120 6,0 %
Produits plats, central (kt) 95 123 159 203 5,2 %
Déficit en unités de fer, produits longs, bas / central / haut (kt) 174 192 / 222 / 255 209 / 281 / 367 226 / 353 / 521
Reste de la CEMAC, enveloppe chapitre 72, bas / central / haut (kt, point médian) env. 240 380 / 510 / 680 3,1 % / 5,1 % / 7,2 %

Source : scénarios de Cameroon Steel (annexe A). Population selon les projections de la Banque mondiale [S18] ; répartition par produit de 2025 dérivée des données de demande de l’Ocitram et des tonnages importés UN Comtrade [S03][S05] ; reste de la CEMAC d’après les valeurs UN Comtrade, à un prix supposé de 700 à 900 USD la tonne [S06]. Statut : illustratif.

Dans le scénario central, la demande atteint environ 576 kt en 2030 et 731 kt en 2035. L’écart entre les scénarios bas et haut en 2040, environ 545 kt, dépasse la totalité du marché actuel, ce qui montre combien tout dépend des politiques publiques et de l’investissement. Une façon utile de lire cette fourchette est que chaque point de croissance annuelle de la consommation par habitant modifie la demande de 2040 d’environ 15 % (dérivé).

L’hypothèse démographique compte moins qu’il n’y paraît. Si le recensement définitif confirme une population proche de 22,7 millions d’habitants, la consommation par habitant de départ passe à environ 20 kg, mais le tonnage de départ, 450 kt, ne change pas, car il est estimé à partir de la production et des échanges et non de la population [S15][S01]. La croissance de la demande dépendrait alors du taux de croissance de cette population plus faible, que le recensement n’a pas encore publié. L’annexe A examine cette sensibilité.

7.4 Composition par produit : les profilés et les produits plats croissent le plus vite

Les scénarios projettent la demande totale. Pour voir où se situent les déficits, la demande totale doit être ventilée par produit. La répartition de 2025 retenue ici est construite à partir des données professionnelles et commerciales : 180 kt de rond à béton et 38 kt de fil machine, fils et pointes (chiffres de demande de l’Ocitram), environ 95 kt de produits plats et environ 50 kt de profilés et constructions métalliques (tonnages importés en 2023), environ 25 kt de tubes et environ 62 kt d’autres produits finis, par solde [S03][S05]. Ce sont des estimations ; l’annexe A en donne le calcul.

Dans le scénario central, le rond à béton reste le premier produit, passant de 180 kt à environ 341 kt en 2040, mais les profilés et constructions métalliques croissent le plus vite, de 50 kt à environ 120 kt, et les…
IllustratifFigure 7.2. Dans le scénario central, le rond à béton reste le premier produit, passant de 180 kt à environ 341 kt en 2040, mais les profilés et constructions métalliques croissent le plus vite, de 50 kt à environ 120 kt, et les produits plats passent d’environ 95 kt à environ 203 kt.

Source : scénarios de Cameroon Steel. Répartition 2025 dérivée des données de l’Ocitram et d’UN Comtrade [S03][S05] ; parts 2040 supposées (annexe A).

Pour la répartition future, le présent livre blanc suppose que les parts évoluent progressivement vers une composition 2040 comportant un peu moins de rond à béton (37 % contre 40 % aujourd’hui) et davantage de profilés et constructions métalliques (13 % contre 11 %) et de produits plats (22 % contre 21 %). Cette hypothèse traduit le déplacement du portefeuille d’infrastructures vers le rail, les ports, l’énergie et les mines, ainsi que l’essor des bâtiments industriels, décrits au chapitre 3. Sur cette base, dans le scénario central :

  • le rond à béton passe de 180 kt à environ 341 kt (4,4 % par an) ;
  • les profilés et constructions métalliques passent de 50 kt à environ 120 kt (6,0 % par an) ;
  • les produits plats passent d’environ 95 kt à environ 203 kt (5,2 % par an) ;
  • le fil machine, les fils et les pointes passent de 38 kt à environ 74 kt ;
  • les tubes et profilés creux passent d’environ 25 kt à environ 55 kt.

7.5 Le déficit en unités de fer se creuse dans tous les scénarios

Le rond à béton, le fil machine et les profilés légers sont laminés au Cameroun à partir de billettes, soit importées, soit fondues localement à partir de ferraille. Le second résultat clé des scénarios est donc le volume d’unités de fer dont aura besoin le laminage national de produits longs, comparé à la ferraille que le pays peut fournir.

Le calcul est simple (annexe A). Les unités de fer nécessaires, en équivalent billettes, correspondent à la demande intérieure de rond à béton et de produits tréfilés, augmentée de la moitié de la demande de profilés et constructions métalliques (part supposée constituée de profilés légers laminés localement) et d’exportations d’environ 31 kt/an, le tout divisé par un rendement billette-produit de 0,95. La ferraille locale part d’environ 108 kt en 2023, chiffre implicite de la part de 40 % déclarée par les industriels (chapitre 5), et est supposée croître de 3 % par an avec le stock d’acier du pays. Le déficit correspond à la différence, aujourd’hui couverte par des billettes importées.

Les unités de fer nécessaires au laminage national de produits longs passent d'environ 288 kt en 2025 à 404 kt (bas), 532 kt (central) ou 700 kt (haut) en 2040.
IllustratifFigure 7.3. Les unités de fer nécessaires au laminage national de produits longs passent d’environ 288 kt en 2025 à 404 kt (bas), 532 kt (central) ou 700 kt (haut) en 2040. Avec une ferraille locale en hausse de 3 % par an, le déficit à couvrir par des billettes importées ou par du fer national nouveau passe d’environ 174 kt à 226 kt, 353 kt ou 521 kt.

Source : scénarios de Cameroon Steel, dérivés de la figure 7.2, d’un rendement billette-produit de 0,95 et d’une croissance supposée de la ferraille locale de 3 % par an (annexe A) ; volume initial de ferraille dérivé des données professionnelles et d’UN Comtrade [S03][S20][S05].

La valeur de départ constitue un contrôle utile. Le modèle donne un déficit 2025 d’environ 174 kt ; les importations effectives de billettes ont atteint 161,4 kt en 2023, et le tonnage du chapitre 72 a encore augmenté en 2025 [S05][S07]. En 2040, le déficit atteint environ 226 kt dans le scénario bas, 353 kt dans le scénario central et 521 kt dans le scénario haut. Même un doublement de la croissance supposée de la ferraille, à 6 % par an, laisserait un déficit d’environ 240 kt en 2040 dans le scénario central (dérivé). Autrement dit, la ferraille ne peut pas combler le déficit et, à politique inchangée, la dépendance du pays envers les unités de fer importées croît avec son économie.

C’est le résultat quantitatif central du présent livre blanc. Le déficit qu’un nouveau producteur peut combler sans évincer de capacités nationales existantes ne porte pas sur les barres finies ; il porte sur les unités de fer, dans une fourchette d’environ 170 kt aujourd’hui passant à quelque 225 à 520 kt en 2040, ainsi que sur les profilés lourds et les produits plats qui ne sont pas du tout fabriqués au Cameroun.

7.6 Contrôles de cohérence avec d’autres indicateurs

Trois indicateurs indépendants permettent de vérifier le caractère raisonnable des scénarios.

Le premier est le commerce. Le tonnage des importations camerounaises du chapitre 72 est passé de 182 890 t en 2019 à 412 049 t en 2025, soit environ 14,5 % par an (dérivé) [S19][S07]. Ce rythme est bien plus rapide que celui de tous les scénarios, mais il surestime la croissance de la consommation d’acier, car il intègre le passage de produits finis importés à des billettes importées que laminent les usines nationales, et peut-être une constitution de stocks en 2025. Il montre néanmoins que le marché peut absorber de fortes hausses de l’offre lorsque les prix baissent.

Le deuxième est le ciment, qui ne tranche pas la question. La demande de ciment déclarée pour le Cameroun, environ 6,8 Mt en 2025, représenterait environ 15 fois sa consommation estimée d’acier, et la production nationale de ciment, environ 4,7 Mt, environ 10 fois, contre un ratio mondial d’environ 2,2 [S103][S105][S109][S02] (dérivé). Un ratio aussi élevé ne s’explique pas par la seule composition de la construction ; il signifie plus probablement que la demande de ciment est surestimée, que la consommation d’acier est sous-estimée, ou les deux. Le recoupement par agrégation du chapitre 3, qui donne environ 410 à 570 kt de consommation apparente d’acier en 2025, va dans le même sens. Ce livre blanc traite donc ce ratio comme non résolu (chapitre 11) et n’utilise le ciment que pour la tendance : les importations de clinker ont augmenté de 20,5 % en 2025, ce qui est cohérent avec la forte hausse des importations d’acier la même année [S07].

Le troisième est la référence africaine. Les prévisions de worldsteel pour l’Afrique, 3,8 % de croissance en 2026 et 4,6 % en 2027, et la hausse de 27,5 % de la consommation du reste de l’Afrique entre 2021 et 2025 encadrent les 4,9 % par an du scénario central [S39][S02]. Le scénario bas, à 2,8 % par an, se situe sous les performances récentes de l’Afrique et correspond à une période de stagnation ; le scénario haut, à 6,9 %, les dépasse mais reste bien en deçà des rythmes atteints par les économies en industrialisation rapide comme l’Inde [S02].

7.7 L’enveloppe régionale

La même approche peut être appliquée, à titre indicatif, aux autres membres de la CEMAC. Leurs importations du chapitre 72 représentaient environ 191 millions USD en 2023 ; à un prix supposé de 700 à 900 USD la tonne, cela correspond à environ 210 à 270 kt, avec un point médian d’environ 240 kt (chapitre 6) [S06]. Leur population cumulée devrait passer de 37,5 millions à 55,0 millions d’habitants entre 2025 et 2040, soit un facteur de 1,47 [S18]. L’application des trois mêmes trajectoires de consommation par habitant donne une enveloppe 2040 d’environ 380 kt (bas), 510 kt (central) ou 680 kt (haut) au point médian (dérivé ; fourchette à l’annexe A).

En ajoutant le scénario central du Cameroun, la demande régionale d’acier, mesurée comme la consommation apparente du Cameroun augmentée de l’enveloppe des importations des voisins, avoisinerait 1,4 Mt en 2040, contre environ 0,7 Mt aujourd’hui (dérivé). Ce chiffre régional est le plus incertain du présent livre blanc : il repose sur des valeurs plutôt que sur des tonnages, sur un prix moyen supposé et sur l’hypothèse que la consommation par habitant des voisins évolue comme celle du Cameroun. Il est présenté pour donner un ordre de grandeur, et non pour fonder des décisions d’investissement.

7.8 Ce qui pourrait relever ou abaisser le résultat

Les scénarios dépendent d’un seul paramètre, mais l’économie réelle offre plusieurs leviers et risques.

Une pression à la hausse viendrait d’une exécution plus rapide du portefeuille d’infrastructures du tableau 3.1, en particulier de ses composantes les plus consommatrices d’acier : voies ferrées, terminaux portuaires, lignes de transport d’électricité, hydroélectricité et infrastructures minières. Les projets miniers du programme de minerai de fer 2026 à 2030, s’ils se concrétisent, ajouteraient pendant leur construction une demande de structures, de tôles fortes et de rails [S72]. Une baisse des prix de l’acier importé accroîtrait aussi la demande à la marge, l’acier représentant une part significative du coût de construction pour les ménages.

Une pression à la baisse viendrait de l’assainissement budgétaire, des arriérés de paiement envers les entreprises, de taux d’intérêt plus élevés ou d’une pénurie de devises, tous présents dans les perspectives actuelles [S36][S113][S76]. Une forte hausse des prix mondiaux de l’acier, par exemple si la défense commerciale se relâchait ailleurs ou si le régime de licences d’exportation chinois resserrait l’offre, freinerait aussi la demande sur un marché sensible aux prix.

La politique publique peut modifier la composition par produit plus que le total. Des normes pour l’acier de construction, des règles de commande publique exigeant des produits certifiés et des mesures commerciales ciblant les poussées d’importations sur des produits précis (chapitre 10) détermineraient la part de la demande croissante de profilés et d’unités de fer satisfaite localement. Les scénarios montrent la taille du marché ; les chapitres suivants examinent comment les prix et la politique publique déterminent qui l’approvisionne.

Sources citées dans ce chapitre

Les repères entre crochets renvoient à ces sources ; la liste complète figure en annexe. Liste complète des sources

  1. S01Cameroun : Prometal décroche 26,2 milliards FCFA d’Afreximbank. Camer.be, 1er oct. 2026.camer.be/actualites/economie/cameroun-prometal-decroche-262-milliards-…
  2. S15Cameroun : bouclage du 4e RGPH, 22,7 millions d’habitants recensés. Journal du Cameroun, 5 oct. 2026.fr.journalducameroun.com/cameroun-bouclage-du-4e-rgph-227-millions-dha…
  3. S05UN Comtrade public API, Cameroon (déclarant 120), SH 72/73 et lignes à 6 chiffres, 2019-2023. UN Statistics Division, cons. le 10 oct. 2026.comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS?reporterCode=120&period=20…
  4. S36IMF staff concludes Post-Financing Assessment mission to Cameroon (PR 26/314). IMF, 1er oct. 2026.imf.org/en/news/articles/2026/10/01/pr26314-imf-staff-concludes-assesm…
  5. S18Population estimates and projections (source 40): SP.POP.TOTL and SP.URB.TOTL.IN.ZS, 2025 to 2040. World Bank, mis à jour le 1er juil. 2026.api.worldbank.org/v2/country/CMR/indicator/SP.POP.TOTL?source=40&forma…
  6. S14WDI API : SP.POP.TOTL ; SP.URB.TOTL.IN.ZS (CMR). World Bank, mis à jour le 8 oct. 2026.api.worldbank.org/v2/country/CMR/indicator/SP.POP.TOTL?format=json
  7. S02World Steel in Figures 2026 (page et PDF). worldsteel, 4 juin 2026.worldsteel.org/data/world-steel-in-figures/world-steel-in-figures-2026…
  8. S16Les Comptes Nationaux de 2025. INS Cameroun, août 2026 (mis en ligne le 2 sept. 2026).ins-cameroun.cm/wp-content/uploads/2026/09/Comptes_Nationaux_2025_FR_V…
  9. S39worldsteel Short Range Outlook April 2026 (communiqué et tableau 1). worldsteel, 14 avr. 2026.worldsteel.org/media/press-releases/2026/worldsteel-short-range-outloo…
  10. S03Production : les acteurs en présence. Cameroon Tribune, 11 mai 2026.cameroon-tribune.cm/article.html/76600/fr.html/details_2
  11. S06UN Comtrade public API, CEMAC & Nigeria (reporters 266 Gabon, 178 Congo, 140 CAR, 566 Nigeria ; mirror partners 148 Chad, 226 Eq. Guinea). UN Statistics Division, cons. le 10 oct. 2026.comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS?reporterCode=266&period=20…
  12. S20Cameroun : le groupe Prometal décroche 26 milliards FCFA auprès d’Afreximbank…. Sikafinance, 30 sept. 2026.sikafinance.com/marches/cameroun-le-groupe-prometal-decroche-26-millia…
  13. S07Évolution du commerce extérieur en 2025 (version provisoire). INS Cameroun, févr. 2026 (mis en ligne le 1er avr. 2026).ins-cameroun.cm/wp-content/uploads/2026/04/Note-sur-le-commerce-exteri…
  14. S19Commerce extérieur du Cameroun en 2020. INS Cameroun, juil. 2021.ins-cameroun.cm/wp-content/uploads/2025/07/Note-Commerce-exterieur-202…
  15. S103Cameroun : le ghanéen Empire Cement veut implanter une cimenterie d’1 Mt à Douala. EcoMatin, 6 août 2025.ecomatin.net/cameroun-le-ghaneen-empire-cement-veut-implanter-une-cime…
  16. S105L’industrie camerounaise du ciment face à des défis structurels. EcoMatin, 29 sept. 2025.ecomatin.net/lindustrie-camerounaise-du-ciment-face-a-des-defis-struct…
  17. S109Mineral Commodity Summaries 2026 : Cement. U.S. Geological Survey, janv. 2026.pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-cement.pdf
  18. S72Cameroon plans $3.1B iron ore push starting 2026. Daba Finance (republished by AllAfrica), 14 févr. 2026.dabafinance.com/en/news/cameroon-mining-investment-2026-2030
  19. S113Zone Cémac : la BEAC annonce un ralentissement de croissance à 2,4 %. AllAfrica (Les Dépêches de Brazzaville), 17 dévers 2025.fr.allafrica.com/stories/202512170629.html
  20. S76Cameroon targets 476 km of new roads in 2026 infrastructure plan. Business in Cameroon, 16 févr. 2026.businessincameroon.com/construction/1602-15761-cameroon-targets-476-km…

Citer ce chapitre

Cameroon Steel (2026). Le déficit d’acier du Cameroun porte sur les unités de fer, pas sur le rond à béton. Livre blanc 04, chapitre 7 : La demande pourrait atteindre 0,7 à 1,2 Mt en 2040, et le déficit en unités de fer se creuse dans tous les scénarios. CS-WP-04. https://www.cameroon-steel.com/fr/bibliotheque/market-outlook/scenarios/