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De la ressource minérale à la valeur industrielle

Livre blanc 02 · Chapitre 5 · Édition française

L’eau abonde à Kribi ; le traitement, les eaux usées et les déchets dangereux sont les véritables lacunes en matière d’utilités

Kribi reçoit environ 2 836 mm de pluie par an, aucun mois n’y est sec, et deux cours d’eau importants se jettent dans la mer à quelques kilomètres du port [S79]. Une usine d’eau dédiée à la plateforme portuaire doit entrer en production début 2027 [S26]. La quantité n’est donc pas la contrainte pour une plateforme sidérurgique. Une aciérie de produits longs à refroidissement en circuit fermé a besoin d’environ 2 m³ d’eau d’appoint par tonne, soit 0,6 à 2 millions de m³ par an selon sa taille, et pourrait couvrir un tiers ou davantage des besoins d’une première phase grâce à la pluie qui tombe sur ses propres toitures et aires [S112][S77]. Les lacunes se situent ailleurs : une fourniture et des tarifs adaptés à l’industrie, un traitement des eaux usées conforme aux normes des prêteurs, des ouvrages d’eaux pluviales dimensionnés pour une journée de pluie de 264 mm et, surtout, une solution pour les poussières de four dangereuses, pour lesquelles aucune installation de traitement ou de stockage sécurisé n’a été identifiée dans la région. Ce sont ces utilités que la zone, plutôt que chaque occupant, devrait fournir.

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14 min
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3 138 mots
Figures
3
Édition du
10 octobre 2026
Dans ce chapitre (8)
  1. 5.1 Une côte humide à longue saison des pluies
  2. 5.2 Cours d’eau, eaux souterraines et limites des prélèvements locaux
  3. 5.3 L’usine d’eau de la plateforme portuaire
  4. 5.4 Les besoins en eau d’une aciérie
  5. 5.5 La pluie, une ressource
  6. 5.6 Eaux usées, eaux pluviales et littoral
  7. 5.7 Utilités communes ou privées : où placer la limite
  8. 5.8 Déchets dangereux : la lacune à combler en priorité

5.1 Une côte humide à longue saison des pluies

La station météorologique de Kribi dispose de l’une des plus longues séries d’observations de la côte camerounaise. La monographie hydrologique du Nyong et des fleuves côtiers, publiée par l’ORSTOM en 1979, donne une pluviométrie annuelle moyenne homogénéisée de 2 835,8 mm pour la période de 1937 à 1976, la moitié des années se situant entre environ 2 540 et 3 100 mm [S79]. Les données de réanalyse récentes pour la maille entourant Kribi donnent un chiffre comparable pour la période de 1991 à 2020, environ 2 836 mm, bien que la réanalyse lisse les extrêmes [S83]. La côte connaît un régime équatorial à quatre saisons tempéré par l’océan : une grande saison sèche de décembre à février qui apporte encore environ 90 à 120 mm par mois, des premières pluies de mars à juin, une petite saison relativement sèche, brève et peu marquée, en juillet, et une grande saison des pluies en septembre et octobre, avec environ 500 mm par mois (figure 5.1) [S79].

Pluviométrie mensuelle moyenne à la station de Kribi.
SourcéFigure 5.1. Pluviométrie mensuelle moyenne à la station de Kribi. Source : Olivry, ORSTOM, 1979 (série homogénéisée de 1937 à 1976) [S79].

Il en découle trois conséquences pour une aciérie. Ce sont les eaux pluviales, et non l’approvisionnement en eau, qui dictent la conception du drainage. La même monographie estime la pluie journalière de période de retour de 10 ans à 193 mm et celle de période de retour de 100 ans à 264 mm, et relève un maximum observé de 205 mm en 24 heures [S79]. Les parcs de stockage de ferraille, de DRI et de laitier, dont les eaux de ruissellement peuvent entraîner des matières en suspension, des hydrocarbures et des métaux, exigent une rétention et un traitement des premières eaux de pluie dimensionnés pour ces épisodes. L’humidité et la pluie pèsent sur la manutention des matières. Le DRI et le HBI se réoxydent et peuvent s’échauffer lorsqu’ils sont mouillés ; à Kribi, le stockage et les convoyeurs couverts ne sont donc pas facultatifs. La pluie est aussi une ressource, qui peut être collectée sur les toitures et les aires revêtues pour réduire les prélèvements de l’usine sur le réseau de la zone (voir ci-après).

5.2 Cours d’eau, eaux souterraines et limites des prélèvements locaux

Deux cours d’eau drainent le plateau côtier autour du port. La Lobé, qui se jette dans la mer aux chutes de la Lobé, au nord du port, draine un bassin versant d’environ 2 305 km² et présente un débit moyen d’environ 102 m³/s, avec un étiage annuel médian d’environ 8,4 m³/s et un minimum observé de 3,5 m³/s [S79]. La Kienké, qui se jette dans la mer dans la ville de Kribi, a un débit moyen d’environ 49 m³/s et un débit d’étiage d’environ 6,9 m³/s [S79]. Des cours d’eau plus modestes drainent le plateau directement vers la mer à proximité du port.

En volume, ces cours d’eau éclipsent toute demande industrielle : le débit minimal observé de la Lobé, 3,5 m³/s, représente environ 110 millions de m³ par an, soit cinquante fois les besoins en eau d’appoint d’une aciérie de 1 Mt/an à refroidissement en circuit fermé. Les prélèvements n’en restent pas moins sensibles. Les chutes de la Lobé figurent sur la Liste indicative de l’UNESCO au titre des paysages culturels [S86], le cours inférieur de ces fleuves abrite des espèces dont la conservation est préoccupante, et les petits cours d’eau du plateau, qui recevraient les effluents traités, ne font l’objet d’aucune donnée publiée sur leur débit ou leur qualité. Les eaux souterraines sont exploitées localement, notamment par la centrale à gaz de Kribi, alimentée par des forages [S151], mais il n’existe aucune donnée publique sur le rendement ou la qualité des aquifères dans la zone.

L’approche raisonnable consiste donc à doter la zone d’un système d’eau fondé sur un prélèvement unique et autorisé, conçu pour l’ensemble de la plateforme, plutôt que sur une multitude de prises d’eau et de forages privés. C’est ce que le PAK a commencé à construire.

5.3 L’usine d’eau de la plateforme portuaire

Lors de sa visite d’inspection du 19 août 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie s’est rendu sur le chantier d’un projet d’adduction d’eau dédié à la plateforme portuaire, comprenant une prise d’eau et une usine de traitement dont l’entrée en production est prévue début 2027 [S26]. La capacité de l’usine n’a pas été publiée. Par ailleurs, les 20 ha de parcelles viabilisées mis en appel d’offres à Mboro en mai 2026 comprennent des réseaux d’eau potable, un drainage et une unité de traitement des eaux usées [S18], et l’offre de KPIZ aux investisseurs inclut des réseaux d’eau et d’assainissement [S03].

Ces premières mesures vont dans le bon sens. Pour l’industrie lourde, trois autres caractéristiques compteront : la capacité réservée aux usagers industriels et son évolution ; la fourniture éventuelle par la zone d’une eau industrielle brute ou partiellement traitée, distincte de l’eau potable et moins coûteuse pour l’appoint des circuits de refroidissement ; et le tarif. La seule référence publiée pour l’eau fournie par l’autorité portuaire est un tarif de 2018 de 400 FCFA par m³ pour l’eau livrée aux usagers du port [S114] ; KPIZ pourra fixer son propre tarif industriel.

5.4 Les besoins en eau d’une aciérie

La consommation d’eau en sidérurgie varie fortement selon la conception des installations. Les moyennes sectorielles de 2024 publiées par l’association mondiale de l’acier s’établissent à 8,5 m³ d’eau douce prélevée et 2,3 m³ consommée par tonne d’acier [S77]. La différence est restituée, généralement après traitement, aux cours d’eau ou à la mer. Les valeurs de référence de la SFI pour une aciérie électrique sont d’environ 3 m³ par tonne pour l’atelier de fusion, et de 1 à 15 m³ par tonne pour le laminage, selon que le refroidissement fonctionne en circuit ouvert ou en recirculation [S75]. Une usine moderne en circuit fermé, qui recircule plus de 95 % de son eau de refroidissement et traite l’eau de ses fosses à calamine en vue de sa réutilisation, peut maintenir l’appoint autour de 2 m³ par tonne de produit, valeur que Cameroon Steel retient comme hypothèse de planification [S112].

Besoins annuels en eau d'une aciérie de produits longs pour trois capacités et trois modes de gestion de l'eau.
DérivéFigure 5.2. Besoins annuels en eau d’une aciérie de produits longs pour trois capacités et trois modes de gestion de l’eau.

Sources : worldsteel, rapport Sustainability Indicators 2025 (données 2024) [S77] ; l’objectif d’appoint en circuit fermé est une hypothèse de planification de Cameroon Steel [S112]. Calculs à l’annexe A.

La figure 5.2 montre ce qu’implique le choix du mode de gestion de l’eau pour trois tailles d’usine. À 1 Mt/an, une usine prélevant la moyenne sectorielle puiserait environ 8,5 millions de m³ par an, soit l’équivalent de la consommation domestique d’une ville de plus de 150 000 habitants à raison de 150 litres par personne et par jour. Une usine en circuit fermé en prélèverait environ 2 millions de m³. La zone devrait exiger des occupants industriels lourds un refroidissement en circuit fermé comme condition de fourniture, à la fois pour protéger le réseau commun et parce que ce mode de refroidissement simplifie le traitement des effluents.

À Kribi, la pluie qui tombe sur les toitures d’une usine peut couvrir le tiers des besoins de sa première phase. La quantité d’eau n’est pas la contrainte ; le traitement et les déchets le sont.Cameroon Steel

5.5 La pluie, une ressource

Comme aucun mois n’est sec à Kribi, la récupération des eaux de pluie y est plus fiable que dans la plupart des régions sidérurgiques du monde. Une aciérie compte de vastes surfaces de toiture au-dessus de son atelier de fusion, de ses laminoirs et de ses stockages couverts, ainsi que de grandes aires revêtues. Avec la pluviométrie moyenne de la station et un coefficient de ruissellement de 0,8, la collecte sur 5, 10 et 20 ha de toitures et de surfaces revêtues fournirait respectivement environ 0,11 million, 0,23 million et 0,45 million de m³ par an [S79] (annexe A).

Dix hectares de surface de collecte fourniraient environ 0,23 million de m³ par an, soit plus du tiers des besoins indicatifs en eau d’appoint d’une première phase de 0,3 Mt/an [S112]. Le stockage est le facteur limitant, car l’excédent de la saison des pluies doit couvrir les besoins de l’usine pendant les mois moins arrosés, mais les bassins d’eau de refroidissement et les bassins de rétention des eaux pluviales dont une usine a de toute façon besoin peuvent servir de réserve. L’eau de pluie récupérée est en outre douce et pauvre en chlorures, ce qui convient aux circuits de refroidissement.

Plus largement, le climat de Kribi récompense une conception intégrée de la gestion de l’eau : les ouvrages qui maîtrisent un orage de 264 mm peuvent aussi stocker l’eau qui réduit les prélèvements d’une usine sur le réseau de la zone.

5.6 Eaux usées, eaux pluviales et littoral

Une aciérie produit plusieurs flux d’eau distincts : les purges des tours de refroidissement, l’eau des fosses à calamine du laminoir, chargée d’hydrocarbures et de matières en suspension, l’eau issue de l’épuration des gaz, les eaux usées sanitaires et les eaux pluviales des parcs de stockage. Les prêteurs internationaux appliquent les valeurs guides de la SFI relatives aux effluents des usines sidérurgiques intégrées, qui fixent des limites pour les matières en suspension, les hydrocarbures, les métaux et d’autres paramètres au point de rejet [S75].

Deux facteurs locaux accroissent les enjeux. Premièrement, les milieux récepteurs sont de petite taille : les cours d’eau qui drainent le plateau autour du port ont de faibles débits en saison sèche et ne disposent d’aucun état initial publié. Deuxièmement, le littoral situé au sud du port est protégé. La limite nord du Parc national marin de Manyange na Elombo-Campo, créé par décret en 2021, se trouve à environ 11 km au sud du port (chapitre 9) [S84], et les plages situées au-delà accueillent des tortues marines qui viennent y pondre [S91]. Tout effluent atteignant la mer près du port doit être traité selon des normes qui protègent ce littoral.

Pour ces raisons, la zone gagnerait à se doter de trois équipements communs : une station centrale de traitement des eaux usées industrielles recevant les effluents prétraités des occupants, un schéma directeur des eaux pluviales pour l’ensemble de la zone, avec des bassins de rétention dimensionnés pour la pluie centennale, et un réseau de surveillance des cours d’eau récepteurs et du littoral. L’unité de traitement des eaux usées prévue dans l’appel d’offres de viabilisation des 20 ha constitue un premier pas à l’échelle des parcelles [S18].

5.7 Utilités communes ou privées : où placer la limite

Toute zone d’industrie lourde doit décider quelles utilités elle fournit de manière centralisée et lesquelles elle laisse aux occupants. À Kribi, la réponse découle de l’échelle et du risque.

Les utilités qui présentent de fortes économies d’échelle et un risque environnemental partagé devraient être centralisées. Le prélèvement d’eau brute à partir d’une source unique autorisée, une station centrale de traitement des eaux usées industrielles, un réseau d’eaux pluviales à l’échelle de la zone et une installation de traitement des déchets dangereux relèvent tous de cette catégorie. Chacun revient moins cher au mètre cube ou à la tonne lorsqu’il est construit une seule fois pour toute la zone ; chacun protège les cours d’eau et le littoral communs ; et chacun est plus facile à autoriser une fois que de multiples fois. Ce sont aussi des infrastructures d’intérêt collectif, du type de celles que le montage de financement du développement de la zone peut financer [S07].

Les utilités qui dépendent du procédé d’un occupant devraient être privées, et construites selon les normes de la zone. Les tours de refroidissement, les fosses à calamine, les séparateurs d’hydrocarbures, le prétraitement des effluents de procédé et la récupération des eaux de pluie ont leur place à l’intérieur de l’enceinte de l’usine, car seul l’exploitant peut les gérer en lien avec le procédé. Le rôle de la zone est de fixer les normes qu’elles doivent respecter en limite d’enceinte : appoint maximal par tonne, qualité des effluents au raccordement à la station centrale et capacité minimale de rétention des eaux pluviales sur site.

Certains services peuvent commencer privés et devenir communs. Un premier occupant sidérurgique devra peut-être construire sa propre alvéole sécurisée pour les poussières de four, ou contractualiser une filière d’exportation, parce qu’aucune installation commune n’existe encore. Si la zone convient à l’avance que cette alvéole pourra ensuite être transférée à une installation commune, ou remplacée par celle-ci, l’investissement du premier occupant devient le germe du service de la zone plutôt qu’un actif échoué.

La même logique s’applique au risque climatique. Le plateau sur lequel se trouvent les parcelles industrielles de la zone est bien au-dessus du niveau des submersions marines, mais les prises d’eau, les émissaires de rejet et toute canalisation traversant le trait de côte doivent être conçus pour un littoral qui recule par endroits d’environ 2 m par an et pour l’élévation du niveau de la mer attendue plus tard au cours du siècle [S80][S82]. Concevoir ces traversées une seule fois, à l’échelle de la zone, est moins coûteux et plus sûr que de laisser chaque occupant concevoir les siennes.

5.8 Déchets dangereux : la lacune à combler en priorité

La principale lacune en matière d’utilités pour un pôle sidérurgique concerne les déchets dangereux. Un FAE produit environ 10 à 20 kg de poussières par tonne d’acier, captées dans ses filtres à manches (plage de planification ; le document de référence européen indique 10 à 30 kg) [S76]. Ces poussières contiennent du zinc et du plomb, provenant pour l’essentiel de ferrailles galvanisées et revêtues, et sont classées comme dangereuses. À 1 Mt/an, une aciérie en produirait environ 16 000 t par an [S112]. Les réfractaires de four, les boues huileuses de laminoir et les médias filtrants usagés s’y ajoutent comme flux dangereux de moindre volume.

Il existe trois façons de gérer les poussières de four : le recyclage dans une usine dédiée de récupération du zinc, généralement un four Waelz, qui n’est rentable qu’avec un important gisement régional de poussières ; l’exportation vers une telle usine à l’étranger, dans le cadre des conventions de Bâle et de Bamako sur les mouvements transfrontières de déchets dangereux ; ou la stabilisation et le stockage dans une alvéole sécurisée aménagée. Le décret camerounais de 2012 relatif à la gestion des déchets fixe les conditions de collecte, de transport, de traitement et d’élimination finale des déchets, y compris des déchets dangereux [S152]. Notre examen des sources publiques n’a permis d’identifier ni installation aménagée de traitement des déchets dangereux dans le département de l’Océan, ni usine de récupération du zinc en Afrique centrale.

Pour une seule usine en première phase, l’exportation en vue du recyclage ou une alvéole sécurisée sur site constituent des solutions praticables. Pour un pôle industriel, une installation commune de traitement des déchets dangereux dans la zone, agréée et exploitée selon les normes internationales, réduirait les coûts et les risques de chaque occupant. L’enjeu touche aussi à la réputation de la zone : une plateforme promue auprès des prêteurs internationaux ne peut pas laisser son premier occupant industriel lourd accumuler des poussières dangereuses.

Image générée d'un petit cours d'eau forestier dans une forêt littorale humide ; il ne s'agit pas d'une photographie d'un projet, d'un lieu ou d'une personne réels.
IllustratifVue d’illustration. Image générée d’un petit cours d’eau forestier dans une forêt littorale humide ; il ne s’agit pas d’une photographie d’un projet, d’un lieu ou d’une personne réels.

Tableau 5.1 sourcéUtilités et services dont une plateforme sidérurgique a besoin de la part de la zone de Kribi : situation en octobre 2026

Service Besoins de l’industrie lourde Situation à Kribi, octobre 2026 Prestataire possible Source
Eau brute Fourniture en gros autorisée, avec une capacité réservée à l’industrie Usine d’eau de la plateforme portuaire : production prévue début 2027 ; capacité non publiée PAK et KPIZ [S26]
Eau potable et assainissement Réseaux jusqu’en limite de parcelle Compris dans les travaux de viabilisation des 20 ha à Mboro PAK, KPIZ [S18]
Eaux usées industrielles Traitement centralisé recevant les effluents prétraités Unité à l’échelle des parcelles dans les travaux des 20 ha ; aucune station centrale annoncée KPIZ ou concessionnaire [S18]
Eaux pluviales Schéma directeur de la zone dimensionné pour un orage de 264 mm Drainage dans les travaux des 20 ha ; aucun schéma publié pour l’ensemble de la zone KPIZ [S18][S79]
Déchets dangereux Alvéole sécurisée agréée ou filière d’exportation ; récupération éventuelle du zinc Aucune installation identifiée dans les sources publiques Opérateur spécialisé sous l’égide de KPIZ [S152]
Gaz industriels Oxygène, azote et argon par canalisation ou unité sur site Aucun fournisseur identifié dans la zone Gaziers, à la demande des occupants Chapitre 7
Télécommunications Fibre optique jusqu’à la parcelle Comprise dans les travaux des 20 ha PAK, opérateurs [S18]
Incendie et interventions d’urgence Service d’incendie de la zone, plan d’assistance mutuelle face aux risques liés au métal en fusion et aux gaz Non décrit dans les sources publiques KPIZ avec la protection civile Lacune de connaissance

Source : sources indiquées.

Sources citées dans ce chapitre

Les repères entre crochets renvoient à ces sources ; la liste complète figure en annexe. Liste complète des sources

  1. S79Monographie du Nyong et des fleuves côtiers, Tome 1 (J.-C. Olivry). ORSTOM, juillet 1979.horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers11-03/01948.p…
  2. S83Réanalyse ERA5, précipitations journalières de 1991 à 2020 pour la maille ERA5 la plus proche de Kribi (via l’API d’archives Open-Meteo). ECMWF Copernicus / Open-Meteo.archive-api.open-meteo.com/v1/archive
  3. S86Le paysage culturel des chutes de la Lobé (Liste indicative, réf. 6330). Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, 2018.whc.unesco.org/fr/listesindicatives/6330/
  4. S151Environmental and Social Review Summary, Kribi power project (projet 25978). SFI, 2010.disclosures.ifc.org/project-detail/ESRS/25978/kribi
  5. S26Énergie et infrastructures : un nouvel élan pour la compétitivité du Port de Kribi. Port Autonome de Kribi, 19 août 2026.Cité par titre et date
  6. S18Cameroun : le port de Kribi engage 3,5 milliards FCFA pour préparer l’arrivée de nouveaux industriels. EcoMatin, 11 mai 2026.ecomatin.net/cameroun-le-port-de-kribi-engage-35-milliards-fcfa-pour-p…
  7. S03Zone industrialo-portuaire de Kribi (KPIZ) : jusqu’à +8 points de croissance et 150 000 emplois attendus sur 15 ans. Investir au Cameroun, 4 mars 2026.investiraucameroun.com/gestion-publique/0403-23163-zone-industrialo-po…
  8. S114Recueil général des tarifs applicables aux prestations rendues par le Port Autonome de Kribi (homologué par l’APN, 2018). Port Autonome de Kribi / Autorité Portuaire Nationale, 2018.Cité par titre et date
  9. S77Sustainability Indicators 2025 report. worldsteel, novembre 2025 (mise à jour février 2026).worldsteel.org/wider-sustainability/sustainability-indicators/
  10. S75Environmental, Health, and Safety Guidelines for Integrated Steel Mills. SFI, Groupe de la Banque mondiale, 30 avril 2007.ifc.org/content/dam/ifc/doc/2000/2007-integrated-steel-mills-ehs-guide…
  11. S112Cameroon Steel, configuration de référence RC-1 (estimation de planification), édition du 10 octobre 2026 (RC-1.1) : phases, repères avec fourchettes, bilans et calendrier indicatifs. Cameroon Steel, 10 octobre 2026.Cité par titre et date
  12. S84Décret n° 2021/4804/PM portant création du Parc National Marin Manyange na Elombo-Campo. Services du Premier ministre (FAOLEX), 9 juillet 2021.faolex.fao.org/docs/pdf/cmr220623.pdf
  13. S91Unchecked development threatens Cameroon’s Manyange na Elombo-Campo marine park. Global Voices, 22 novembre 2025.globalvoices.org/2025/11/22/unchecked-development-threatens-cameroons-…
  14. S07Cameroon: African Development Bank Group supports development of integrated industrial zone at the Port of Kribi. Banque africaine de développement (via AllAfrica), 2 mars 2026.allafrica.com/stories/202603100682.html
  15. S80Weakening of coastlines and coastal erosion in the Gulf of Guinea: the case of the Kribi coast (Fendoung, Tchindjang et Hubert-Ferrari), Land 11:1557. MDPI, 2022.doi.org/10.3390/land11091557
  16. S82Climate Change 2021: The Physical Science Basis, Summary for Policymakers. IPCC, 2021.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_SPM.pdf
  17. S76Best Available Techniques Reference Document for Iron and Steel Production (EUR 25521). Commission européenne, Centre commun de recherche, 2013.bureau-industrial-transformation.jrc.ec.europa.eu/sites/default/files/…
  18. S152Décret n° 2012/2809/PM fixant les conditions de tri, de collecte, de stockage, de transport, de récupération, de recyclage, de traitement et d’élimination finale des déchets. Services du Premier ministre (FAOLEX), 26 septembre 2012.faolex.fao.org/docs/pdf/cmr195749.pdf

Citer ce chapitre

Cameroon Steel (2026). Kribi peut devenir la plateforme sidérurgique de l’Afrique centrale si les infrastructures suivent. Livre blanc 02, chapitre 5 : L’eau abonde à Kribi ; le traitement, les eaux usées et les déchets dangereux sont les véritables lacunes en matière d’utilités. CS-WP-02. https://www.cameroon-steel.com/fr/bibliotheque/kribi-steel-platform/water-utilities/