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De la ressource minérale à la valeur industrielle

Livre blanc 02 · Chapitre 7 · Édition française

Une aciérie d’ancrage fait de la zone industrielle de Kribi un pôle qui s’alimente lui-même

Une aciérie est rarement le premier employeur d’une zone industrielle, mais c’est souvent l’entreprise qui rend les autres viables. Elle achète de l’oxygène, des électrodes, des réfractaires, des prestations de maintenance et de transport ; elle vend du laitier aux constructeurs routiers et aux cimentiers, offre un débouché aux collecteurs de ferraille et fournit des barres, du fil machine et des profilés aux transformateurs. À 1 Mt/an, une seule aciérie produirait environ 185 000 t de sous-produits par an et aurait besoin d’environ 37 millions de Nm³ d’oxygène [S112]. L’association mondiale de l’acier, worldsteel, estime que deux emplois dans la sidérurgie en font vivre environ treize dans sa chaîne d’approvisionnement [S107]. Kribi accueille déjà plusieurs des industries avec lesquelles un pôle sidérurgique commercerait, dont une cimenterie de 1 Mt/an inaugurée en 2024 et un second projet de cimenterie de 1 Mt/an [S35][S37]. Concevoir la zone pour que ces échanges se fassent d’une clôture à l’autre plutôt que d’un bout à l’autre du pays est l’un des moyens les moins coûteux de renforcer la compétitivité de chaque entreprise installée.

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13 min
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3 022 mots
Figures
2
Édition du
10 octobre 2026
Dans ce chapitre (8)
  1. 7.1 Les pôles industriels pèsent davantage en Afrique centrale
  2. 7.2 Ce que montrent les premières entreprises de Kribi
  3. 7.3 Le laitier : d’un déchet à un granulat routier et une matière première cimentière
  4. 7.4 La ferraille : une filière d’approvisionnement à construire
  5. 7.5 Gaz industriels, électrodes, réfractaires et maintenance
  6. 7.6 Transformation en aval : ce que la région importe encore
  7. 7.7 Emplois et compétences
  8. 7.8 Concevoir la zone pour les échanges

7.1 Les pôles industriels pèsent davantage en Afrique centrale

Les pôles industriels réduisent les coûts de trois manières : les entreprises installées partagent des infrastructures qu’aucune ne pourrait justifier seule ; les sous-produits de l’une deviennent les intrants d’une autre ; et les fournisseurs s’implantent à proximité parce que la demande suffit à les faire vivre. Ces effets sont les plus marqués là où l’alternative est longue et coûteuse. En Afrique centrale, un prestataire de maintenance, un fournisseur de gaz ou un transformateur de laitier qui n’est pas sur place peut se trouver à une journée de route ou à une traversée maritime. Une aciérie contrainte d’importer chaque service supporte le coût des stocks de pièces de rechange, des temps d’immobilisation et des spécialistes expatriés. Un pôle capable de faire vivre des fournisseurs locaux réduit ces coûts pour chaque entreprise installée.

La figure 7.1 représente les principaux flux autour d’une aciérie électrique implantée dans une zone industrialo-portuaire. Aucun n’est hypothétique : chacun correspond à un service que les aciéries existantes achètent ou à un sous-produit qu’elles vendent. Ce qui varie, c’est la présence ou non de la contrepartie dans la même zone.

Flux de matières et de services autour d'une aciérie électrique dans une zone industrialo-portuaire (schéma).
IllustratifFigure 7.1. Flux de matières et de services autour d’une aciérie électrique dans une zone industrialo-portuaire (schéma).

Source : analyse de Cameroon Steel ; quantités indiquées dans le texte.

7.2 Ce que montrent les premières entreprises de Kribi

La zone obéit déjà à une logique de pôle, organisée autour de matières premières qui arrivent ou repartent par la mer. En mai 2025, 53 entreprises avaient été autorisées à s’installer dans la Zone industrialo-portuaire de Kribi et les industriels y avaient investi environ 400 milliards de FCFA depuis 2018, dans la transformation du cacao, le ciment, la minoterie et la logistique [S20]. En mars 2026, environ 300 ha étaient opérationnels et plus de 60 entreprises y étaient installées ou en cours d’installation [S03]. Une cimenterie et une minoterie figurent parmi les premiers occupants [S35][S20] ; une usine de bitume dotée d’une petite raffinerie s’est vu attribuer environ 60 ha et a obtenu une licence de raffinage en avril 2026 [S36] ; enfin, un terminal agro-industriel pour les céréales et les huiles a fait l’objet d’un accord en octobre 2026 [S19].

Le point commun est que chacune de ces entreprises fait transiter par le quai des matières lourdes et de faible valeur, et crée de la valeur à proximité. La sidérurgie s’inscrit dans ce schéma mieux que presque toute autre industrie : elle importe en vrac des unités de fer et des consommables, exporte des produits pondéreux et génère des sous-produits que ses voisins peuvent valoriser. Elle apporte aussi ce que les occupants actuels n’apportent pas : une demande importante et continue d’électricité, de gaz et de services techniques, qui justifie d’y investir au bénéfice de toute la zone.

7.3 Le laitier : d’un déchet à un granulat routier et une matière première cimentière

Les FAE produisent environ 110 à 180 kg de déchets solides, surtout du laitier, par tonne d’acier liquide [S75]. À 1 Mt/an, une aciérie en produirait environ 149 000 t par an et, avec la calamine et les poussières de four, ses sous-produits atteindraient au total environ 185 000 t par an (figure 7.2) [S112]. Les directives de la SFI pour ce secteur relèvent que le laitier d’aciérie peut être vendu pour le génie civil, la construction routière et la fabrication de ciment [S75]. En Europe, où les marchés du laitier d’aciérie sont matures, environ 72 % des 16,3 Mt de laitiers d’aciérie produits en 2018 ont été déclarés valorisés, le reste ayant été stocké ou mis en décharge [S155].

Sous-produits d'une aciérie pour trois capacités, et importations camerounaises de clinker.
DérivéFigure 7.2. Sous-produits d’une aciérie pour trois capacités, et importations camerounaises de clinker.

Sources : référence de la SFI pour les déchets solides [S75] ; plage de planification des poussières [S76][S112] ; bilan indicatif de Cameroon Steel [S112] ; notes de l’INS sur le commerce extérieur pour 2019, 2023, 2024 et 2025 (provisoire) [S93].

À Kribi, le laitier dispose de deux débouchés naturels. Le premier est celui des granulats pour la construction. Après concassage, criblage et vieillissement destiné à stabiliser son volume, le laitier de FAE donne un granulat dur et antidérapant pour les assises de chaussée et les enrobés. Les voiries internes de la zone, la reconstruction des 110 km de la route Édéa-Kribi et les plateformes des nouveaux occupants nécessiteront d’importantes quantités de granulats au cours de la prochaine décennie [S27][S18]. Une plateforme de traitement du laitier implantée dans la zone et produisant des granulats certifiés transformerait un coût d’élimination en recette et réduirait le recours aux carrières.

Le second débouché est le ciment. Les cimenteries peuvent utiliser le laitier d’aciérie comme composant ferrifère de leur cru et, dans certaines formulations, comme ajout minéral. Le laitier granulé de haut fourneau, principal substitut du ciment en Europe et en Asie, provient des hauts fourneaux, dont la plateforme de Kribi ne devrait pas être dotée ; le rôle du laitier de FAE dans le ciment est plus limité. La proximité n’en compte pas moins, car Kribi accueille une industrie cimentière d’une ampleur inhabituelle pour sa taille. La cimenterie CIMPOR de la zone, d’une capacité de 1 Mt/an, a été inaugurée par le Premier ministre le 19 juillet 2024 en tant que première usine de la Zone industrialo-portuaire de Kribi [S35], et Atlantic Group a signé le 19 février 2026 un avenant à sa convention d’investissement pour une seconde cimenterie de 1 Mt/an à Kribi [S37].

L’industrie cimentière camerounaise dépend fortement du clinker importé, produit intermédiaire que l’on broie avec du gypse et des ajouts pour fabriquer le ciment. Les importations de clinker ont atteint environ 3,1 Mt en 2025, en hausse d’environ 20 % par rapport à 2024 (figure 7.2) [S93], et les seuls producteurs nigérians ont exporté environ 1 Mt de clinker vers le Cameroun et le Ghana en 2025 [S105]. Chaque tonne d’ajout minéral qui se substitue au clinker dans la composition du ciment réduit les importations et l’empreinte carbone du ciment. Le laitier d’aciérie ne comblera pas le déficit de clinker, mais un pôle dans lequel cimenteries et aciéries partagent la manutention des matières premières, des laboratoires d’essais et, le cas échéant, une plateforme de traitement du laitier est plus efficace que deux industries travaillant chacune de son côté.

7.4 La ferraille : une filière d’approvisionnement à construire

La ferraille est l’unité de fer la moins chère pour un FAE et la plus rare en Afrique centrale. Les usines sidérurgiques camerounaises existantes importent déjà environ 60 % de leurs besoins en charge métallique sous forme de billettes et, selon des informations publiées en septembre 2026, la ferraille locale ne couvrirait qu’environ 40 % des besoins du secteur [S98]. La seule estimation nationale du gisement de ferraille, de 53 000 à 62 000 t par an en 2006, est faible au regard de ces besoins [S168]. Les exportations enregistrées de ferraille ferreuse du Cameroun sont devenues quasi nulles depuis 2019, ce qui donne à penser que l’essentiel de la ferraille collectée est désormais utilisé dans le pays [S94].

Un pôle à Kribi peut élargir l’offre de ferraille de deux manières. Localement, le port, la zone industrielle, les chantiers d’une région côtière en forte croissance ainsi que les véhicules et équipements en fin de vie de la région du Sud génèrent une ferraille qui n’est pas collectée de façon systématique aujourd’hui. Une plateforme agréée de traitement de la ferraille dans la zone, équipée de cisailles, de presses à paquets et de dispositifs de contrôle de la radioactivité et des contaminants, en améliorerait la qualité et la valeur. À l’échelle régionale, le cabotage peut acheminer en vrac la ferraille des ports voisins jusqu’au quai en eau profonde de Kribi. Ces deux voies créent des emplois dans la collecte, le tri et le transport, en grande partie dans de petites entreprises.

7.5 Gaz industriels, électrodes, réfractaires et maintenance

Un FAE utilise de l’oxygène pour accélérer la fusion et affiner l’acier, généralement à raison d’environ 25 à 45 Nm³ par tonne d’acier liquide [S112]. À 1 Mt/an, une aciérie aurait besoin d’environ 37 millions de Nm³ par an [S112]. À cette échelle, les gaziers construisent habituellement une unité de séparation d’air à côté du client d’ancrage, dans le cadre d’un contrat d’approvisionnement à long terme, et vendent l’azote, l’argon et l’oxygène excédentaires à d’autres utilisateurs : transformateurs, hôpitaux, industries agroalimentaires et laboratoires. C’est donc par une industrie sidérurgique d’ancrage qu’une zone se dote d’un approvisionnement en gaz industriels.

Les FAE européens consomment environ 2 à 6 kg d’électrodes en graphite par tonne d’acier [S76], les réfractaires garnissent chaque four et chaque poche, et les laminoirs consomment des cylindres, des guides et des lubrifiants. Ce sont des produits importés, mais leur stockage, leur manutention, leur remise en état et la maintenance qualifiée qui les accompagne sont des services locaux. Un pôle de deux ou trois aciéries et de plusieurs laminoirs ferait vivre sur place des ateliers d’usinage, de rectification des cylindres, de réparation électrique et de pose de réfractaires, ainsi qu’un laboratoire d’essais accrédité selon les normes de produits camerounaises et internationales.

7.6 Transformation en aval : ce que la région importe encore

Le meilleur indicateur du potentiel en aval est ce que la région importe sous forme de produits finis. Les données UN Comtrade relatives au Cameroun font apparaître en 2023 des importations substantielles de produits en acier fabriqués à partir de barres, de fil machine et de profilés, ou qu’un pôle sidérurgique côtier pourrait produire (tableau 7.1).

Tableau 7.1 sourcéSélection d’importations camerounaises de produits en acier et activités du pôle susceptibles de les fournir, 2023

Produit (code SH) Importations, 2023 Activité du pôle susceptible de le fournir Lien avec une aciérie et des laminoirs Source
Constructions et parties de constructions (7308) 25,7 kt ; 58,0 M USD Construction métallique : ossatures, pylônes, ponts, entrepôts Utilise des profilés, des cornières et des tôles [S94]
Profilés, cornières et autres formes (7216) 26,3 M USD Laminoir à profilés Produit direct d’une ligne de profilés [S94]
Tubes et tuyaux soudés (7306) 9,5 kt ; 26,0 M USD Soudage de tubes à partir de feuillard Nécessite du feuillard ; option pour une phase ultérieure [S94]
Fils de fer ou d’acier (7217) 3,6 kt ; 5,1 M USD Tréfilage, pointes, treillis, clôtures Utilise du fil machine [S94]
Produits plats laminés à froid (7209) 47,5 kt ; 52,0 M USD Ne relève pas des produits longs Signale une demande future d’aciers plats [S94]
Billettes et autres demi-produits en acier (7207) 161,4 kt ; 151,7 M USD Billettes marchandes issues d’une aciérie Produit direct d’une aciérie ; première importation d’acier [S94]

Source : API publique UN Comtrade, Cameroun en tant que pays déclarant, 2023 (dernière année déclarée) [S94]. Valeurs telles que déclarées ; tonnages lorsqu’ils sont déclarés.

La ligne la plus importante est celle des billettes, que les relamineurs existants importent pour environ 60 % de leur charge [S98] : une aciérie à Kribi peut leur vendre des billettes marchandes tout en laminant son propre fil machine et ses propres ronds à béton, et c’est ainsi que son tonnage se substitue aux importations au lieu de s’ajouter à un marché du rond à béton déjà saturé (livre blanc 04, chapitre 9). Au-delà des billettes, deux activités se distinguent. Le façonnage des armatures (coupe et cintrage, treillis soudés, cages préfabriquées) transfère de la valeur des chantiers vers les ateliers, améliore la qualité et réduit les pertes ; il trouve naturellement sa place à côté d’un laminoir de ronds à béton et de fil machine. La construction métallique (ossatures en acier, entrepôts, pylônes de lignes électriques et ponts) utilise des profilés et des tôles, et le Cameroun a importé environ 58 millions USD de constructions métalliques en 2023 [S94]. Ces deux activités sont intensives en main-d’œuvre et adaptées aux petites et moyennes entreprises camerounaises, à condition qu’elles puissent acheter l’acier localement et à crédit.

Deux emplois dans la sidérurgie en font vivre environ treize dans sa chaîne d’approvisionnement. Une zone ne capte cet effet multiplicateur que si les fournisseurs peuvent s’y implanter.Cameroon Steel, d’après worldsteel et Oxford Economics, 2019 [S107]

7.7 Emplois et compétences

L’argument de la sidérurgie en matière d’emploi repose sur ses effets d’entraînement plus que sur ses emplois directs. Une étude mondiale réalisée pour l’association mondiale de l’acier a estimé que deux emplois dans l’industrie sidérurgique en font vivre environ treize dans sa chaîne d’approvisionnement [S107]. De tels multiplicateurs constituent des bornes hautes pour le Cameroun, où les chaînes d’approvisionnement sont moins denses, mais ils montrent où se trouvent les emplois : dans le transport, la maintenance, la collecte de ferraille, la construction et les services. Pour une seule entreprise, les chiffres de planification indicatifs de Cameroon Steel font état d’environ 500 emplois directs (450 à 550) et d’environ 1 000 emplois indirects (800 à 1 500) en première phase, et d’environ 1 100 emplois directs (900 à 1 300) à pleine capacité [S112]. L’objectif de KPIZ, jusqu’à 150 000 emplois directs et indirects sur l’ensemble de la zone en quinze ans, suppose de nombreuses industries d’ancrage de ce type [S03].

La contrainte tient aux compétences. Le Cameroun dispose d’écoles d’ingénieurs et d’instituts techniques, mais de peu de formations consacrées à la métallurgie des ferreux, voire d’aucune ; l’ENSPY (École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé), par exemple, ne compte aucun département de métallurgie [S156]. Un pôle crée l’échelle à laquelle un centre de formation commun, associant les universités de la région et les fournisseurs d’équipements, devient viable. L’ordonnance de 2025 relative aux investissements impose aux investisseurs de présenter un programme de développement des compétences locales, de transfert de technologie et de recrutement local [S23] ; un pôle peut satisfaire cette exigence plus efficacement de manière collective qu’entreprise par entreprise.

Tableau 7.2 dérivéServices du pôle pour une plateforme sidérurgique à Kribi : qui les fournit et ce que la zone devrait faire

Service Demande générée par une aciérie de 1 Mt/an Prestataire type Action de la zone
Oxygène, azote, argon Environ 37 millions de Nm³ d’oxygène par an [S112] Gazier exploitant une unité de séparation d’air sur site Réserver une parcelle à côté du pôle sidérurgique ; autoriser des corridors de canalisations
Traitement du laitier Environ 149 kt de laitier par an [S112] Transformateur spécialisé ou coentreprise avec une cimenterie Désigner une aire de traitement du laitier ; adopter une norme de granulats pour les voiries de la zone
Traitement de la ferraille Plusieurs centaines de milliers de tonnes de ferraille par an à pleine capacité [S112] Négociants en ferraille agréés Parc à ferraille agréé avec dispositif de contrôle ; accès à un poste à quai pour le cabotage
Gestion des déchets dangereux Environ 16 kt de poussières de four par an [S112] Opérateur agréé Alvéole sécurisée commune ou filière d’exportation (chapitre 5)
Maintenance et ateliers Continue ; pics lors des arrêts techniques Entreprises locales et internationales Parcelles d’industrie légère près du pôle sidérurgique
Essais et certification Chaque coulée et chaque lot de produits Laboratoire accrédité Laboratoire commun avec les entreprises du ciment et des matériaux de construction
Formation Des centaines d’opérateurs et de techniciens par phase Universités, instituts, fournisseurs d’équipements Centre de formation commun dans la zone

Source : quantités issues des chiffres de planification indicatifs de Cameroon Steel [S112] ; les actions de la zone sont des recommandations de Cameroon Steel.

7.8 Concevoir la zone pour les échanges

Les pôles ne naissent pas de la seule proximité. La zone peut en favoriser l’émergence par quatre choix opérés en amont :

  • Des voisinages inscrits dans le plan directeur. Placer le pôle sidérurgique à côté du poste vraquier et du poste de transformation haute tension, l’aire de traitement du laitier et l’usine de gaz à côté du pôle sidérurgique, les cimenteries à portée de convoyeur de l’aire de laitier, et les activités de transformation près de l’entrée de la zone et de la route de Douala.
  • Des corridors pour les canalisations et les convoyeurs. Réserver, avant l’attribution des parcelles, des emprises entre celles-ci pour les canalisations d’oxygène, les convoyeurs de laitier et les câbles électriques.
  • Un registre d’échange de sous-produits. Publier, avec l’accord des entreprises installées, les sous-produits que chacune génère et les intrants dont chacune a besoin, comme le font des zones en Asie et en Europe, afin que les échanges soient repérés tôt.
  • Des services partagés sous un contrat unique. Permettre à KPIZ de lancer un seul appel d’offres pour toute la zone pour les laboratoires, la formation, la lutte contre l’incendie et la gestion des déchets dangereux, plutôt qu’entreprise par entreprise.

Sources citées dans ce chapitre

Les repères entre crochets renvoient à ces sources ; la liste complète figure en annexe. Liste complète des sources

  1. S20Zone industrielle Kribi : 400 milliards FCFA investis et 53 entreprises autorisées à s’implanter depuis 2018. Investir au Cameroun, 20 mai 2025.investiraucameroun.com/gestion-publique/2005-22033-zone-industrielle-k…
  2. S03Zone industrialo-portuaire de Kribi (KPIZ) : jusqu’à +8 points de croissance et 150 000 emplois attendus sur 15 ans. Investir au Cameroun, 4 mars 2026.investiraucameroun.com/gestion-publique/0403-23163-zone-industrialo-po…
  3. S35La ZIPK rayonne avec l’inauguration de la cimenterie CIMPOR. Port Autonome de Kribi, 19 juillet 2024.Cité par titre et date
  4. S36Cameroon speeds up Kribi bitumen plant with tax breaks and refining licence. Business in Cameroon, 10 juin 2026.businessincameroon.com/public-management/1006-16302-cameroon-speeds-up…
  5. S19Port de Kribi : un protocole d’accord signé pour un terminal agro-industriel de 50 milliards de FCFA. Investir au Cameroun, 9 octobre 2026.investiraucameroun.com/gestion-publique/0910-23942-port-de-kribi-un-pr…
  6. S75Environmental, Health, and Safety Guidelines for Integrated Steel Mills. SFI, Groupe de la Banque mondiale, 30 avril 2007.ifc.org/content/dam/ifc/doc/2000/2007-integrated-steel-mills-ehs-guide…
  7. S112Cameroon Steel, configuration de référence RC-1 (estimation de planification), édition du 10 octobre 2026 (RC-1.1) : phases, repères avec fourchettes, bilans et calendrier indicatifs. Cameroon Steel, 10 octobre 2026.Cité par titre et date
  8. S155Slag recycling: valuable by-products (statistiques Euroslag 2018 sur les laitiers d’aciérie). ReCOVERY magazine, février 2020.recovery-worldwide.com/en/artikel/slag-recycling-3528047.html
  9. S76Best Available Techniques Reference Document for Iron and Steel Production (EUR 25521). Commission européenne, Centre commun de recherche, 2013.bureau-industrial-transformation.jrc.ec.europa.eu/sites/default/files/…
  10. S93Évolution du commerce extérieur en 2025 (version provisoire). Institut National de la Statistique (INS), Cameroun, février 2026.ins-cameroun.cm/wp-content/uploads/2026/04/Note-sur-le-commerce-exteri…
  11. S27Bilan et perspectives : les voyants sont au vert. Port Autonome de Kribi, 13 mars 2025.Cité par titre et date
  12. S18Cameroun : le port de Kribi engage 3,5 milliards FCFA pour préparer l’arrivée de nouveaux industriels. EcoMatin, 11 mai 2026.ecomatin.net/cameroun-le-port-de-kribi-engage-35-milliards-fcfa-pour-p…
  13. S37Cameroon: Atlantic Group amends investment agreement for 1-million-tonne Kribi cement plant. Ecofin Agency, 27 février 2026.ecofinagency.com/news-industry/2702-53339-cameroon-atlantic-group-amen…
  14. S105Dangote exported 1Mt of clinker from Nigeria to Cameroon and Ghana in 2025. Global Cement, 27 mars 2026.globalcement.com/news/20591-dangote-exported-1mt-of-clinker-from-niger…
  15. S98Cameroun : le groupe Prometal décroche 26 milliards FCFA auprès d’Afreximbank pour renforcer sa production d’acier. Sikafinance, 30 septembre 2026.sikafinance.com/marches/cameroun-le-groupe-prometal-decroche-26-millia…
  16. S168La récupération et le recyclage des déchets ferromagnétiques : analyse de la situation au Cameroun (Déchets, Revue francophone d’écologie industrielle n°48). Bidoung J., Fomethe A., Yantio G., Melo U. (ENSP Yaoundé / MIPROMALO), 2007.eid.episciences.org/7942/pdf
  17. S94API publique UN Comtrade : Cameroun et membres de la CEMAC, importations des chapitres 72 et 73 du SH, 2019 à 2024. Division de statistique des Nations unies.comtradeapi.un.org/public/v1/preview/C/A/HS
  18. S107Economic and social impact of the global steel industry. worldsteel / Oxford Economics, mai 2019.worldsteel.org/wp-content/uploads/Steel-social-and-economic-impact.pdf
  19. S156École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé  : départements (page d’accueil). ENSP Yaoundé, Université de Yaoundé I.polytechnique.cm/
  20. S23Ordonnance n° 2025/002 du 18 juillet 2025 fixant les incitations à l’investissement en République du Cameroun. Présidence de la République (copie publiée par le GECAM), 18 juillet 2025.legecam.cm/wp-content/uploads/2025/08/ordonnance_n_2025_002_du_18_07_2…

Citer ce chapitre

Cameroon Steel (2026). Kribi peut devenir la plateforme sidérurgique de l’Afrique centrale si les infrastructures suivent. Livre blanc 02, chapitre 7 : Une aciérie d’ancrage fait de la zone industrielle de Kribi un pôle qui s’alimente lui-même. CS-WP-02. https://www.cameroon-steel.com/fr/bibliotheque/kribi-steel-platform/cluster-effects/